Espace PatientsLa Maladie Veineuse

J’ai une phlébite

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Lorsque j’attendais ma petite fille à la sortie de l’école, j’ai eu l’impression que ma jambe droite était grosse et tendue, cela m’a angoissée, alors je suis allée voir mon médecin généraliste qui m’a orientée vers un médecin spécialiste des vaisseaux (Médecin Vasculaire); celui-ci a examiné mes jambes et m’a fait un écho-Doppler veineux. Il m’a dit que je faisais une phlébite.

La phlébite, c’est quoi ?

Une « phlébite » (thrombose veineuse ) c’est un caillot de sang qui bouche en partie ou totalement une veine.

« Phlébite » est un terme ancien et encore couramment utilisé pour désigner un caillot de sang qui se forme dans une veine profonde, mais le terme médical est « thrombose veineuse profonde ».

Il existe en fait deux types de réseaux veineux : le réseau veineux profond et le réseau veineux superficiel. Voir les différents réseaux veineux dans l’article « j’ai des varices« ).

Le caillot, appelé médicalement « thrombus », peut donc se former dans une veine profonde ou superficielle. Par exemple s’il survient sur une varice visible sous la peau, il s’agit d’une « thrombose veineuse superficielle », souvent appelée «paraphlébite » dans le langage courant. Celle-ci est en principe moins grave, mais les réseaux communiquent et elle peut s’étendre et se compliquer d’une thrombose veineuse profonde.

Lors de la thrombose, le caillot peut boucher partiellement ou bien complètement la veine et provoquer alors douleur, gêne à la marche, œdème (gonflement). Ces symptômes et ce signe sont liés au blocage du sang veineux qui ne peut plus remonter normalement vers le cœur.

La thrombose siège le plus souvent aux membres inférieurs (10 fois plus fréquemment qu’aux membres supérieurs), mais elle peut se localiser partout où il y a une veine dans le corps.

Diagnostiquée tôt et traitée rapidement, la « phlébite » reste alors localisée à l’endroit où elle est apparue. En revanche, en cas d’évolution sans traitement elle peut s’étendre (passer de la jambe vers la cuisse par exemple) et même parfois, provoquer une embolie pulmonaire. Une embolie pulmonaire se produit lorsque le caillot, ou une partie du caillot, remonte vers le cœur et les artères du poumon, et bloque cette fois, une partie de la circulation pulmonaire. C’est une complication grave de la « phlébite » car il peut exister un risque vital.

Comment survient une phlébite ?

De multiples situations peuvent favoriser la survenue d’une thrombose veineuse. Trois facteurs favorisants les relient :

  • Une stase veineuse : le sang stagne dans les veines ; par exemple quand, pour raison de santé, vous restez très longtemps allongé ou immobile. C’est l’élément le plus important.
  • Un trouble de la coagulation : votre sang coagule plus facilement à cause d’une maladie ou d’un traitement
  • Une altération de la paroi de la veine : par exemple si on met en place une perfusion longtemps dans une veine, la paroi de la veine peut s’abimer et celle-ci peut se boucher (petite thrombose veineuse superficielle dans ce cas).

Les situations suivantes peuvent favoriser la survenue d’une « phlébite » :

  • âge supérieur à 40 ans,
  • obésité,
  • tabagisme,
  • immobilisation (plâtre, paralysie, voyage de longue durée),
  • grossesse, contraceptif ou traitement hormonal de la ménopause contenant des œstrogènes,
  • antécédent de phlébite,
  • cancer, traitement des cancers (chimiothérapie),
  • maladie chronique inflammatoire,
  • maladies génétiques biologiques, identifiées par prise de sang.

La thrombose veineuse ne touche que très exceptionnellement les enfants.

Pourquoi suspecter une phlébite ?

La survenue d’un œdème (gonflement) de la jambe et de douleurs localisées à un mollet ou à une cuisse sont évocateurs d’une thrombose veineuse.

Malheureusement, les signes et symptômes de la phlébite ne sont pas toujours très francs ou évidents ; cependant ils doivent vous alerter, surtout en cas de facteurs de risque associés tels que

  • douleur sans traumatisme et sans cause évidente,
  • une chirurgie ou une immobilisation récente,
  • un antécédent de phlébite …

Vous devez alors consulter sans tarder votre médecin traitant et celui-ci vous fera pratiquer des examens complémentaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic de phlébite.

Comment diagnostiquer une phlébite ?

En présence d’une suspicion de thrombose veineuse, votre médecin généraliste vous adressera sans attendre, à un Médecin Vasculaire pour un examen écho-Doppler veineux celui-ci étant réellement « l’examen de référence » pour le diagnostic de « phlébite ». Les médecins vasculaires sont des spécialistes des vaisseaux (artères, veines lymphatiques). Ils pratiquent eux-mêmes l’examen écho-Doppler et assurent également en cas de diagnostic positif, la décision thérapeutique et les conseils, la mise en route du traitement, ainsi que le suivi nécessaire, conjointement avec votre médecin traitant.

Facilement réalisable, l’écho-Doppler veineux est un examen d’imagerie non douloureux utilisant les ultrasons et n’ayant pas de contre-indication, même chez la femme enceinte. Il est en général possible de l’obtenir dans les 24 à 48 heures. Dans l’attente de sa réalisation, le médecin généraliste est susceptible de prévoir des anticoagulants injectables ou oraux, et en fonction du contexte, il peut également prescrire une prise de sang qui oriente le diagnostic.

Comment traiter une phlébite ?

L’organisme humain a des capacités naturelles pour résorber un caillot de sang. Cependant, ce processus est trop lent et insuffisant lors de la phlébite; le thrombus étant déjà trop développé, il faut traiter et agir rapidement par des médicaments.

Le but du traitement prescrit sera de fluidifier le sang, pour éviter une aggravation et une extension du caillot qui pourrait migrer vers le cœur et provoquer une embolie pulmonaire en bouchant des artères du poumon.

Dans la très grande majorité des cas, dès lors que le traitement débute (par injection ou par comprimé), le caillot se stabilise, se fixe à la paroi et ne progresse plus.

Les anticoagulants

Les anticoagulants oraux directs (AOD), utilisés depuis plusieurs années, sont devenus, pour de nombreux types de thromboses veineuses, recommandés en première intention (c’est-à-dire qu’ils sont le premier choix). Comme leur nom l’indique, ce sont des comprimés à avaler et non pas des produits à injecter. Comparés aux anticoagulants utilisés antérieurement (antivitamines K), ces médicaments « AOD » sont plus simples d’utilisation. En effet, ils ont moins d’interférences avec les aliments ou avec les autres traitements et ne nécessitent pas de surveillance régulière par bilan sanguin. Au départ, votre médecin les prescrit en général pour 3 mois, mais la durée totale du traitement dépend de différents facteurs, dont la cause de la thrombose veineuse.

Dans certaines circonstances, assez rares, les antivitamines K restent toutefois encore utilisées.

Les injections par héparine ont, quant à elles, leur place et leurs indications dans certains cas, soit sur une période courte avant d’utiliser un AOD ou une antivitamine K, soit pour une période plus longue, notamment pour une thrombose veineuse superficielle, ou en cas de thrombose veineuse lors d’un cancer par exemple. Injecté en sous cutané dans la paroi du ventre, le traitement par héparine a la particularité d’agir très vite pour de fluidifier le sang ; à noter que AOD comme héparine ont la capacité d’agir non seulement dans le traitement de la thrombose mais aussi dans sa prévention.

Votre médecin traitant et votre médecin vasculaire adaptent leur choix de traitement anticoagulant selon les circonstances et vous expliqueront les raisons de leur choix.

Les bas de compression

En plus du traitement médicamenteux, votre médecin vous prescrira une compression par chaussettes, souvent de classe 3 (il existe 4 classes de force de compression croissante). Cette compression va permettre de diminuer votre douleur et l’œdème de la jambe et il est possible qu’elle agisse en partie sur la résorption du caillot. Les chaussettes de compression sont à mettre uniquement dans la journée, pendant au moins 3 mois également.

Quel sera le suivi échographique?

Votre médecin traitant et votre médecin vasculaire fixeront le suivi par contrôles échographiques en adaptant ceux-ci à la situation et à votre cas. Ces contrôles permettent de juger de l’évolution et de la résorption du caillot. Sous l’effet du traitement, ce dernier se fixe à la paroi (moins de danger de migration) et se transforme en se fibrosant. Il peut ensuite disparaître complètement ou persister d’une façon plus ou moins importante sous forme de séquelles souvent visibles en échographie. Si ces séquelles persistent à distance, avec une gêne au retour du sang et qu’elles provoquent des symptômes (« syndrome post-thrombotique »), le Médecin Vasculaire refera une évaluation écho-Doppler sur la qualité du flux et l’aspect des séquelles. Selon les cas et la localisation des lésions veineuses, il jugera également de la nécessité de compléter le bilan par d’autres examens en milieu spécialisé.

Comment éviter la survenue ou la récidive d’une phlébite ?

Si vous avez fait une thrombose veineuse qui ne semble pas avoir d’explication, le plus souvent, votre médecin demandera des examens pour en rechercher la cause. Ces examens ne sont cependant pas systématiques et varient selon les circonstances. Il peut s’agir en particulier d’examens radiologiques, ou bien de bilans sanguins pour rechercher par exemple une anomalie sanguine familiale, génétique, favorisant le risque de phlébite.

Selon les résultats de ce bilan complémentaire, votre médecin est susceptible de prolonger votre traitement anticoagulant ou bien de vous prescrire celui-ci lorsque vous serez en situation à risque. Les situations à risque sont par exemple :

  • une immobilisation prolongée pour raison médicale
  • ou après une chirurgie,
  • ou un long trajet en avion…

Des règles plus générales sont également utiles pour la prévention de la phlébite :

  • mobilisation de vos muscles par la marche et les exercices musculaires,
  • surélévation des pieds du lit,
  • compression veineuse par chaussettes portées dans la journée,
  • compression veineuse conseillée lors des voyages en avion.

A noter que le collant ou les bas sont plus esthétiques pour les femmes qui portent des jupes ou des robes, mais ne sont pas supérieurs sur le plan médical.

Dois-je craindre des complications immédiates ?

La thrombose des membres inférieurs est une pathologie fréquente (100 000 cas par an environ en France), qu’il ne faut pas prendre à la « légère ». Le diagnostic et le traitement ne doivent pas attendre. En effet, un thrombus non traité peut à tout moment migrer et provoquer une embolie pulmonaire (le caillot part dans le cœur et la circulation pulmonaire). En France, la phlébite est responsable d’environ 10 000 décès par an par embolie pulmonaire.

Dois-je craindre des séquelles à long terme ?

En dehors du risque immédiat d’embolie pulmonaire, la thrombose veineuse profonde comporte une autre complication possible et redoutée, dont les conséquences peuvent ne se manifester qu’au bout de plusieurs années : le syndrome post-thrombotique. Celui-ci est lié à la persistance de segments veineux occlus (et) (ou) à une altération des valvules veineuses (voir « j’ai un ulcère« ).

En effet, lorsqu’un caillot se forme dans une veine profonde, dans un certain nombre de cas, il est susceptible d’abimer définitivement la paroi et les valvules. Alors, même lorsque le caillot disparait, la maladie persiste. La circulation veineuse sera de moins bonne qualité, et au fil des années, l’hyperpression veineuse finit par provoquer des lésions des tissus et de la peau, avec pigmentation ocre ou brune, induration des chairs (hypodermite de la jambe), et parfois ulcère.

Il est donc nécessaire que la prise en charge de votre thrombose soit rapide et adaptée, de ne pas abandonner trop tôt les bas de compression, et d’effectuer un suivi à distance, afin que le médecin vasculaire évalue d’éventuelles séquelles de votre thrombose et vous conseille

Quels sont les progrès dans le traitement de la phlébite ?

Dans les traitements médicamenteux, les anticoagulants oraux directs ou AOD (rivaroxaban, apixaban, dabigatran) représentent, par leur facilité d’emploi, un gros progrès par rapport aux antivitamines K (fluindione, coumadine, acénocoumarol).

Par ailleurs, de nouvelles techniques de radiologie interventionnelle sont en développement, au stade précoce et au stade tardif de la maladie. Il s’agit de méthodes de désobstruction directe des veines, comme la thrombolyse in situ (destruction chimique du caillot directement dans la veine), ou de dilatation de la veine par ballonnets (angioplastie), avec ou sans pose de stents ou « ressorts », sur le principe de ce qui se fait pour certaines artères. Seulement certains centres sont en mesure de réaliser ces gestes, qui ne concernent que certaines indications. Ainsi ils ne s’adressent actuellement qu’aux grosses veines proximales (veines iliaques et fémorales communes).

Seulement quelques centres au monde pratiquent la chirurgie réparatrice des veines profondes.

Référence :

AFSSAPS Recommandations 2009Prévention et traitement de la maladie thrombo-embolique veineuse en médecine.

CHEST Guideline and Expert Panel Report. Chest, 2016

Espace PatientsLes traitements des varices

La chirurgie conventionnelle ou stripping des veines

Qu’est-ce que le Stripping des veines saphènes ?

La crossectomie-éveinage, communément appelée stripping (to strip se traduit par arracher en anglais), était jusqu’à récemment la technique chirurgicale de référence pour le traitement radical des veines saphènes incontinentes.
Il s’agit d’une technique ancienne, qui a été développée il y a plus d’un siècle. Elle est maintenant très concurrencée par les techniques endoveineuses (ablation thermique et mousse).

Conditions de réalisation
Stripping des veines saphenes

Le plus souvent, elle est réalisée sous anesthésie générale, ou rachianesthésie (dans ce cas, seuls les membres inférieurs sont « endormis »), rarement sous anesthésie locale.

Le stripping peut traiter les veines grandes saphènes ou les veines petites saphènes.

Pour la veine grande saphène, le chirurgien va pratiquer une incision sous le genou (éveinage court majoritairement réalisé de nos jours contrairement à l’éveinage long  qui nécessitait une incision à la cheville), et une autre au niveau de l’aine.
Il introduit dans la veine saphène un guide semi-rigide appelé « stripper » par l’incision sous le genou. Ce stripper va être  remonté jusqu’à l’aine, où la veine saphène est ligaturée (suturée) à sa terminaison alors que l’autre partie de la veine est  « accrochée » au stripper. Ensuite, par l’incision du bas, le chirurgien tire le stripper, celui-ci emportant avec lui la veine saphène qui y est accrochée. La veine saphène se retourne ainsi sur elle-même et sort avec le stripper.
Des sutures vont fermer les incisions sous le genou et à l’aine.

Pour la veine petite saphène, les incisions se font à la face postérieure de la jambe au niveau de la cheville et en arrière du genou. Le déroulement de l’opération est ensuite identique à celle de la veine grande saphène.

Durée d’hospitalisation et d’inactivité

Dans la plupart des cas, l’hospitalisation ne dure qu’une journée.
L’arrêt de travail ou d’activité est de durée variable: parfois 1 à 2 semaines si la chirurgie est peu agressive, mais selon les statistiques nationales, la durée moyenne d’arrêt de travail après stripping est de 26 jours.

Quelles sont les suites opératoires après un stripping

Les suites opératoires sont marquées par des ecchymoses (des « bleus ») au niveau des cuisses et des jambes, parfois des hématomes, et des douleurs à type de tiraillement pouvant gêner la marche pendant quelques jours.
Une atteinte neurologique avec insensibilité de la peau à la face interne de la jambe est possible après éveinage de veine grande saphène, surtout si celui est un éveinage long (incision au niveau de la cheville et non sous le genou). Les lésions neurologiques, avec atteinte du nerf sural, peuvent également survenir après stripping de la veine petite saphène. Un échomarquage préopératoire (la peau est marquée avec un crayon indélébile avant l’opération pour indiquer au chirurgien la place de la veine et du nerf) doit être systématiquement effectué pour augmenter la précision du geste chirurgical; ainsi, les risques sont diminués et l’efficacité améliorée.
Une infection peut survenir au niveau de l’aine en regard de la cicatrice.
De même, on sera attentif aux symptômes pouvant faire évoquer une « phlébite » (thrombose veineuse) superficielle, voire profonde. Cette complication est heureusement peu fréquente. Des anticoagulants sont souvent prescrits, et une compression par bande puis bas élastiques est mise en place. Mais, c’est la reprise rapide de la marche qui semble être le meilleur traitement préventif.
Exceptionnellement, un lymphocèle (poche de liquide lymphatique) peut se former au niveau de l’aine. Le plus souvent, il se résorbera seul.

Le stripping ne traite que la veine saphène (grande ou petite). Les varices visibles, inesthétiques sur les cuisses ou les jambes devront bénéficier d’un traitement complémentaire soit par phlébectomies réalisées dans le même temps que le stripping soit par sclérothérapie réalisée au cabinet médical au moins un mois après l’intervention.

Quel suivi doit-on avoir après la chirurgie des varices

La réalisation d’un stripping nécessite un suivi de l’état veineux régulier en raison de la possibilité de récidives variqueuses.
Elles surviennent chez environs 20% des patient(e)s sur les trajets des veines opérées : au niveau de l’aine et à la face interne du membre inférieur pour la veine grande saphène, en arrière du genou et la face postérieure de la jambe pour la veine petite saphène.
Ces récidives nécessitent des traitements complémentaires soit par sclérothérapie soit par phlébectomie.

Références :

Ameli-santé 2018 : Traitement des varices des jambes.

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La phlébectomie

Qu’est-ce qu’une phlébectomie ?

La phlébectomie est un traitement chirurgical des varices pratiqué depuis très longtemps. Les varices peuvent être de diamètre variable, mais doivent être suffisamment superficielles pour pouvoir être « attrapées » sous la peau avec un crochet. Ainsi, on ne traite pas les veines saphènes par phlébectomie.

Conditions de réalisation

Elle consiste, après avoir réalisé une petite incision de 1 à 2 mm avec un bistouri très fin ou parfois même une aiguille, à enlever les varices avec un crochet.

Elle est réalisée :
– en même temps ou après traitement de veine saphène, sur les branches de celle-ci;
– ou seule, par exemple sur des varices isolées ou  des récidives de varices plusieurs années après une opération.

Elle peut se pratiquer au bloc opératoire, quand elle est complémentaire de certains traitements de veines saphènes, ou au cabinet médical quand les varices sont peu étendues.

De façon générale, les phlébectomies, même étendues, ne nécessitent qu’une anesthésie locale. Cependant certains chirurgiens, lorsqu’ils les associent au stripping, préfèrent pratiquer l’ensemble de l’intervention sous anesthésie génnérale ou rachianesthésie (seuls les membres inférieurs sont endormis).

Avant la phlébectomie, un marquage au feutre est effectué sur le trajet des varices à enlever (c’est l’échomarquage).
Des micro incisions à l’aiguille ou au bistouri ophtalmologique sont réalisées tous les 3 à 5 cm, le long du trajet veineux. Par ces incisions, l’opérateur introduit un crochet juste sous la peau de façon très superficielle, pour attraper la varice et l’extraire. Enlever la totalité des varices est parfois impossible, car ces veines sont fragiles et se déchirent facilement. Le plus souvent les morceaux restants n’étant plus en communication avec le reste des veines s’affaissent, mais le résultat reste bon.
Une fois l’intervention terminée, les micro incisions sont fermées par des stéristrips, protégés par des compresses stériles et un système de compression (bandes adhésives, chaussette ou bas cuisse de compression classe 2). Le pansement est gardé plusieurs jours, puis le patient le retire lui-même. Des bas élastiques seront portés pendant plusieurs jours, uniquement durant la journée (les enlever la nuit).

Durée d’hospitalisation et d’inactivité après une phlébectomie

Si les phlébectomies sont pratiquées de façon isolée (sans geste associé sur la veine saphène), la marche est possible dès la fin de l’intervention, la surveillance est très courte, et la reprise d’activité est rapide.

Si un geste sur la veine saphène est associé, la durée d’hospitalisation et la reprise d’activité dépendra non seulement des suites incombant aux phlébectomies mais également à l’anesthésie pratiquée et au type de geste associé (durée d’arrêt de travail nulle ou courte pour l’ablation thermique, environ 3 semaines pour le stripping).

Les traces des micro incisions (pigmentées et visibles les premiers mois) disparaissent progressivement.

Une consultation de contrôle aura lieu entre 1 et 4 semaines après l’intervention.

Quelles sont les suites opératoires

Dans les jours qui suivent l’intervention, peuvent survenir des ecchymoses (des « bleus ») qui disparaissent en 3 semaines.
Des douleurs à type de tiraillement sont soulagées par du Paracétamol ou parfois par des anti-inflammatoires. Elles ne doivent pas trop gêner les activités quotidiennes.
Comme dans toutes les interventions touchant aux veines, il existe un risque de phlébite (thrombose veineuse); lorsque les phlébectomies sont pratiquées de façon isolée (sans traitement associé de la veine saphène), ce risque est faible concernant les phlébites superficielles et exceptionnel pour les phlébites profondes.
De même, des dysesthésies (on sent moins bien au toucher la zone cutanée opérée) sont possibles, mais elles disparaissent le plus souvent en quelques semaines.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes

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La sclérothérapie (sclérose de varices des jambes)

Les veines variqueuses sont des veines qui, par leur dilatation, perdent leur capacité à remonter le sang vers le cœur. Ces varices ne jouent plus leur rôle dans la circulation sanguine, le sang stagne à l’intérieur et provoque une hyperpression qui endommage les tissus avoisinants. Des symptômes tels que lourdeurs, douleurs, crampes nocturnes, démangeaisons sont fréquemment associés. En l’absence de traitement, et selon l’évolution de la maladie, des complications sont possibles telles que pigmentation, fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcère, et plus rarement, hémorragie variqueuse et phlébite (thrombose veineuse).

Personne ne sait réparer une varice, c’est pourquoi toutes les techniques de traitement des varices visent à les supprimer ou à les neutraliser, afin d’améliorer la circulation, celle-ci s’établissant alors de façon plus efficace, par les autres veines.

Principe de la sclérothérapie

La sclérothérapie fait partie des techniques ablatives endoveineuses. Elle consiste à injecter un produit sclérosant dans une veine variqueuse pour la supprimer.
En pratique, à l’aide d’une seringue et d’une fine aiguille, un produit spécifique est introduit à l’intérieur même de la veine. C’est une injection intraveineuse, plus exactement « intra variqueuse ». Quand la varice n’est pas suffisamment visible ou accessible, la position de l’aiguille doit être guidée et surveillée par échographie, on parle alors d’échosclérothérapie ou de sclérothérapie échoguidée.
Sous l’effet du produit sclérosant, la varice va se fermer puis se transformer en un cordon fibreux, qui peut parfois être senti ou vu sous la peau, ou même être sensible pendant quelques jours voire quelques semaines. Il va régresser puis, le plus souvent, disparaître totalement, de façon progressive.

À quoi ça sert ?

Le but de la sclérothérapie est de freiner l’évolution de la maladie en supprimant le circuit veineux anormal que constituent les varices. Il n’y a pas à redouter un manque de veines après le traitement. En effet, celui-ci ne concerne que des veines superficielles anormales et non les veines profondes (système veineux principal).
(Voir réseaux veineux dans l’article « j’ai des varices »)

Comment se déroule une séance de sclérothérapie ?

Vous pouvez venir seul. Il s’agit de simples injections intraveineuses, donc pratiquées sans anesthésie (voir la vidéo sclérothérapie échoguidée). Le plus souvent, plusieurs injections sont effectuées durant la séance et les doses à injecter par séance sont réglementées. C’est une méthode polyvalente qui permet de traiter des veines de différents calibres, aussi bien des veines fines que des varices de gros diamètre. Selon le type de varices, et notamment pour les grosses varices, le phlébologue préférera utiliser un sclérosant sous forme de mousse. Dans ce cas, juste avant injection, le sclérosant liquide est transformé en mousse, en mélangeant le produit avec du gaz (de l’air filtré le plus souvent). La forme mousse est beaucoup plus efficace.
Selon les circonstances, le Phlébologue vous posera ou non un bas de compression après la séance.
Vous repartez dès que la séance est terminée.
En fonction de l’étendue et de la taille des varices, plusieurs séances peuvent être nécessaires.

Peut-on traiter toutes les varices par sclérothérapie?

grosse sinuosite d'une varice à l'echographie

Par sa polyvalence, la sclérothérapie est, de très loin, la technique de traitement des varices la plus utilisée (plusieurs millions de séances par an sont pratiquées en France). Elle a cependant ses limites, et pour
les plus grosses veines saphènes, on aura souvent recours à des techniques d’ablations thermiques (laser, radiofréquence), ou à de la chirurgie.
Il existe également certaines contre-indications à la sclérothérapie, et votre phlébologue vous conseillera la ou les méthodes qui conviennent le mieux à votre état.
La sclérothérapie peut aussi être utilisée en complément d’une autre technique, par exemple pour supprimer les varices résiduelles, après une technique d’ablation physique (laser ou radiofréquence…).
C’est aussi une excellente technique pour traiter les récidives après chirurgie.
Elle est également utilisée pour traiter les varicosités, dont le terme médical est « télangiectasies ».

Quels sont ses avantages ?

Cette technique non invasive présente de nombreux avantages.
Elle est pratiquée en cabinet par un phlébologue (ou angiologue / médecin vasculaire). Il n’y a pas d’hospitalisation et vous pourrez reprendre vos activités immédiatement après les séances.
Elle est pratiquement indolore et ne nécessite donc pas d’anesthésie ; il est toutefois possible, de proposer exceptionnellement aux plus sensibles, une préparation locale à l’aide d’une crème anesthésiante. Il n’y a aucune cicatrice.
C’est une technique rapide, et peu onéreuse comparée aux autres techniques (ablation thermique et chirurgie), et elle bénéficie d’une base de remboursement par les assurances maladie (sauf pour la sclérothérapie esthétique).

Quelles sont les suites ?

Les suites de la sclérothérapie sont simples. Vous aurez simplement des petits pansements aux points d’injections (comme après une prise de sang) et vous pouvez les enlever une heure après, ou les garder un peu plus longtemps selon les consignes de votre phlébologue.
Selon les cas et selon l’avis de votre phlébologue, il peut vous être demandé de porter, pendant la journée, des bas de compression durant 1 à 4 semaines.
Comme pour tout traitement efficace, la sclérothérapie peut provoquer des effets secondaires ou des complications.
Certains sont plus ou moins fréquents, mais bénins : « bleus », induration sensible de la veine, pigmentation, ainsi que migraines ou flou visuel juste au décours de la séance.
D’autres sont rares, mais peuvent parfois être sévères (phlébites, nécroses, accidents neurologiques).
Lors de la première consultation, avant traitement, le phlébologue vous tiendra informé de tous les avantages, inconvénients et risques de la sclérothérapie et vous indiquera, selon les cas, les différentes options alternatives possibles.

Résultats

La sclérothérapie offre souvent une efficacité durable sur les varices, mais demande dans un certain nombre de cas de nouvelles injections, car la varice peut parfois se recanaliser (un chenal se reforme à l’intérieur). Le phlébologue peut donc être amené à réinjecter même dans des veines qui ont déjà été traitées quelques années auparavant. De plus, il s’agit d’une maladie chronique évolutive, et d’autres varices peuvent apparaître avec le temps. Il est donc fortement conseillé, comme pour toutes les autres techniques de traitement des varices, d’effectuer un suivi phlébologique régulier.

Références :

Greiner 2012 : Thérapeutiques endovasculaires des pathologies veineuses.

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J’ai les jambes lourdes

J'ai les jambes lourdes
J'ai les jambes lourdes

Si vos jambes vous font mal, vous semblent lourdes et gonflées en fin de journée, particulièrement quand il fait chaud ou orageux, si vous avez facilement des crampes la nuit ou des fourmillements, il est fort possible que cela soit dû à des troubles de la circulation veineuse.
Dans ce cas, vous n’êtes pas tout(e) seul(e)! Bien que cela soit difficile à évaluer avec précision, il est probable que plus d’une femme sur deux, plus d’un homme sur cinq souffrent des mêmes symptômes que vous.

En revanche, les impatiences, ce besoin irrépressible de bouger les jambes au repos, en particulier la nuit, au coucher (impatiences de primo décubitus), sembleraient plus rarement d’origine circulatoire.

Symptômes en rapport avec une mauvaise circulation veineuse

Jambes Lourdes c'est un boulet

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Une insuffisance du système lymphatique peut aussi être associée.
Dans d’autres cas, les varices ne sont pas visibles, mais vos veines sont déjà malades, insuffisance de veines saphènes par exemple; dans ce cas les anomalies ne sont détectables que par écho-Doppler (échographie associant avec étude des flux).
Les symptômes durables doivent donc vous inciter à prendre un avis spécialisé. Le phlébologue/ médecin vasculaire fera un état des lieux de votre système veineux et vous donnera les conseils adaptés à votre cas.

Lutter contre les jambes lourdes et la stase veineuse

Pour lutter contre cette stase veineuse, il y a plusieurs moyens efficaces.

Limiter dans la mesure du possible les stations immobiles prolongées.

Activité physique régulière mettant en jeu le mollet (marche, vélo, natation, etc.) ; de simples exercices de flexion extension des chevilles pratiqués quelques minutes au travail peuvent être bénéfiques.

Surélever les jambes au repos, en particulier en plaçant une cale de 8-10 cm sous les pieds du lit, apporte souvent du confort, même si la preuve du bénéfice n’est pas clairement établie.

Éviter les vêtements trop serrés et les talons trop hauts (environ 3 cm est une bonne hauteur de talon).

Réduire les expositions à la chaleur (bains chauds, sauna, exposition au soleil à la mauvaise heure).

Rafraîchir les jambes avec des douches fraîches par temps de chaleur.

Lutter contre le surpoids, améliorer son alimentation, consommer suffisamment de fruits et légumes, riches en anti-oxydants, boire beaucoup d’eau et limiter le sel.

C’est le traitement médical de base de la maladie veineuse ; porter des chaussettes, bas-cuisses ou des collants dans la journée améliore beaucoup les symptômes veineux.

C’est un traitement remboursé par les assurances maladie, qui vous sera prescrit par votre médecin ou votre phlébologue.

Les fabricants ont fait de gros progrès pour rendre élégants et féminins les bas de compression disgracieux de nos grand-mères – les hommes ne seront pas en reste, ils trouveront chaussettes à leur pied.

Ce sont les médicaments des veines ; ils ont une place de choix et ils participent à améliorer le retour veineux et à réduire les symptômes dus à la stase. Les veinotoniques n’ont pas tous le même mode d’action, ni la même efficacité. Certains ont fait l’objet d’études sérieuses, d’autres sont commercialisés sans avoir fait l’objet d’aucune étude.

Même s’ils ne sont pas remboursés, ne faites pas d’automédication, demandez conseil à votre phlébologue.

  • Le traitement des varices (sclérothérapie, laser, chirurgie). Si vos symptômes sont en rapport avec des varices, le phlébologue sera en mesure de vous proposer conseils et traitements s’y rapportant.

En conclusion, le fait d’avoir les jambes lourdes en fin de journée n’est pas une fatalité. Pour certaines personnes il s’agit parfois d’un véritable handicap augmentant la pénibilité dans la vie professionnelle et altérant la qualité de vie de tous les jours.
Des solutions existent.
Prenez un avis spécialisé afin que votre état veineux soit évalué, dans le but d’effectuer prévention et traitement de façon personnalisée, adaptée à votre cas.

Jambes lourdes rouges et gonflées : oedème

Références :

Ameli-santé 2015 : Lourdeurs de jambes

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J’ai des varices pelviennes

J'ai des varices pelviennes

Les varices pelviennes et périnéales concernent les femmes.

J'ai des varices pelviennes et périnéales

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

On parle parfois de varices pelvi-périnéales.
Les varices pelviennes peuvent être présentes sans occasionner de troubles. En effet, une dilatation de ces veines est très fréquente chez les femmes ayant eu plusieurs grossesses (multipares).

Le gynécologue vous dira parfois, en faisant une échographie de vos organes, que vous avez des varices pelviennes, mais vous ne devez pas vous en inquiéter si vous n’avez aucun symptôme.

Le syndrome de congestion pelvienne

Les symptômes pelviens correspondent au « syndrome de congestion pelvienne » avec douleurs du bas ventre pendant les périodes d’ovulation, prémenstruelles, menstruelles, et parfois pendant ou après les rapports sexuels. Des troubles urinaires peuvent être associés.
Les varices périnéales et vulvaires apparaissent volontiers au cours des grossesses, mais disparaissent en grande partie spontanément en quelques mois après l’accouchement ou l’arrêt de l’allaitement.
En présence d’un syndrome de congestion pelvienne, ou, si des varices périnéales ou vulvaires perdurent après les grossesses, il est préférable de prendre avis auprès d’un phlébologue/médecin vasculaire.
Celui-ci réalisera une évaluation de la situation concernant vos symptômes, et un premier bilan veineux, avec écho-doppler (échographie associant une étude des flux), sur vos varices du périnée et des jambes.

Traitement des varices périnéales ou vulvaires

Si les varices périnéales ou vulvaires ne sont pas trop importantes, et en l’absence de syndrome de congestion pelvienne, il est possible d’envisager un traitement par sclérothérapie. En revanche, en cas de varices périnéales volumineuses, ou en présence de symptômes pouvant réellement évoquer un syndrome de congestion pelvienne et occasionnant une gêne importante pour la patiente, d’autres examens peuvent être à envisager, avec une équipe pluridisciplinaire.
Selon les cas, les examens demandés seront: échographie pelvienne, scanner, IRM, phlébographie sélective.
Ils sont utiles pour affiner le diagnostic et éliminer une autre cause, mais aussi afin d’envisager un éventuel traitement tel qu’une embolisation des varices pelviennes.
L’embolisation pelvienne consiste à boucher les varices pelviennes avec des petits ressorts (coïls), en se servant de cathéters introduits par voie endoveineuse (donc sans ouvrir chirurgicalement). La mousse sclérosante est souvent associée également dans ce traitement ; elle est injectée par les mêmes cathéters.
Si des varices périnéales sont associées, il est, en général, tout de même nécessaire de traiter celles-ci secondairement, le plus souvent par sclérothérapie.
N’hésitez pas à parler de ces « varices particulières » à votre phlébologue/médecin vasculaire, il peut vous orienter et vous conseiller sur leur prise en charge.

Références :

Phlébologie Annales Vasculaires 2009 : Place de la sclérothérapie dans les varices vulvo-périnéales.

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Qu’est-ce que l’écho-Doppler veineux ?

Echo-Doppler-Veineux-Couleur

L’échographie est un examen non invasif, indolore qui permet, grâce aux ultrasons, de visualiser des images d’organes, de tissus et de vaisseaux dans toutes les parties du corps.

L’écho-Doppler, en plus de l’échographie, possède un module appelé Doppler permettant d’évaluer la vitesse des flux sanguins et le sens de circulation du sang dans les vaisseaux. Avec le module « Doppler couleur », les flux apparaissent colorés, en rouge ou en bleu selon leur sens de circulation.
L’écho-Doppler est un appareil adapté et dédié aussi bien à l’étude des artères qu’à celle des veines.
S’agissant d’ultrasons, il n’y a ni rayons X, ni irradiation.
Il est nécessaire d’appliquer sur la peau un gel d’échographie à base d’eau, afin d’assurer une bonne transmission des ultrasons depuis la sonde d’échographie vers les tissus ou vaisseaux à explorer.

À quoi sert l’écho-Doppler veineux ?

Echographe-echographie-veineuse


L’écho-Doppler est l’examen de base permettant l’exploration du réseau veineux. Il est indispensable avant tout traitement de varices, mais il est aussi parfois pratiqué en urgence en cas de suspicion de thrombose veineuse ou « phlébite » (obstruction de veines par un caillot).
L’écho-Doppler veineux permet en temps réel de visualiser les veines ainsi que les flux sanguins qui les parcourent. Il se pratique essentiellement aux membres inférieurs, sur les trajets veineux des mollets, des cuisses et de l’aine, en remontant parfois même jusqu’à l’abdomen (pour explorer les veines iliaques et la veine cave inférieure).
Plus rarement, ce sont les veines du membre supérieur qui sont explorées, par exemple en cas de suspicion de thrombose veineuse du bras.

Combien de temps dure l’examen écho-Doppler ?

15 minutes à 30 minutes en moyenne.

Dans quel délai les résultats vous seront-ils communiqués ?

Une fois l’examen terminé, le médecin vous en exposera le plus souvent les principaux résultats. Ces résultats seront toujours confrontés à l’examen médical clinique (données de l’interrogatoire, des antécédents pathologiques personnels et parentaux, de la palpation, de l’inspection et de l’auscultation).

L’écho-Doppler veineux : recherche de thrombose veineuse (« phlébite »).

En pratique, comment s’effectue l’écho-Doppler veineux pour la recherche d’une thrombose veineuse ?

Le patient est allongé, puis éventuellement assis jambes pendantes. Les veines de chaque jambe sont explorées une à une avec la sonde d’écho-Doppler. Le médecin effectue des compressions avec la sonde le long du trajet des veines pour vérifier leur perméabilité.

Faut-il prendre des précautions particulières avant ou après l’examen ?

Ne pas appliquer de crème ou pommade sur les jambes le jour de l’examen.

Quelles sont les informations apportées par l’écho-Doppler veineux lors de la recherche de thrombose veineuse ?

Echo-Doppler-Thrombose-Veineuse

Cet examen écho-Doppler permet de détecter les thromboses veineuses profondes ou superficielles (« phlébites»), c’est-à-dire les obstructions de veines par un caillot. Les caillots veineux, s’ils migrent, peuvent aller obstruer les artères pulmonaires : c’est l’embolie pulmonaire, dont la manifestation la plus courante est une douleur thoracique ou un essoufflement brutal. L’examen écho-Doppler précise la localisation et l’étendue des thromboses veineuses.

L’écho-Doppler veineux : bilan de varices.

En pratique, comment s’effectue l’écho-Doppler veineux pour un bilan de varices ?

Echo-Doppler-Veineux-Saphene


Le patient est installé debout, en hauteur sur un tabouret de phlébologie, face au médecin puis dos au médecin. Cet examen permet d’explorer le réseau veineux superficiel et de faire le bilan des varices.
Les varices sont des veines dilatées dont les valvules (petits clapets) ne fonctionnent plus, et, en position debout, le sang reflue vers le bas de la jambe au lieu de remonter vers le cœur.
Pour tester le fonctionnement des veines, le médecin réalise donc des manœuvres de « chasse » sanguine en faisant des compressions manuelles sur les muscles ou le long des veines superficielles, ceci afin d’étudier les sens de flux. Il peut aussi parfois demander au patient de tousser ou de pousser (manœuvre de Valsalva).

Faut-il prendre des précautions particulières avant ou après l’examen ?

Ne pas appliquer de crème ou pommade sur les jambes le jour de l’examen. L’examen se pratiquant debout, il faut avertir le médecin si vous êtes sujet aux vertiges ou aux malaises.

Quelles sont les informations apportées par l’écho-Doppler veineux pour un bilan de varices ?

Cet examen écho-Doppler permet de détecter les varices, d’étudier leur diamètre, leur trajet, leur alimentation et leur drainage. Le phlébologue/médecin vasculaire pratiquera souvent une « cartographie », schéma sur support papier ou informatique représentant votre réseau veineux superficiel.
En fonction des résultats de l’écho-Doppler, le phlébologue/médecin vasculaire vous apportera des conseils de prévention, d’hygiène de vie et de suivi, et, le cas échéant, vous proposera le(s) traitement(s) le(s) mieux adapté(s) à votre état : veinotoniques/phlébotropes, bas de compression, sclérothérapie (injection de produit sclérosant dans la varice), traitement thermique endoveineux (laser ou radiofréquence) ou encore chirurgie.

L’écho-Doppler est également impérativement utilisé lors des traitements endoveineux thermiques eux-mêmes, et lors de la sclérothérapie échoguidée. Il permet ainsi d’assurer une précision et une sécurité maximales de ces gestes.

Références :

Améli : Comment se déroule un écho-doppler veineux des membres inférieurs ?

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Varices : précautions et règles hygiéno-diététiques

hygiene et jambes lourdes

Les conseils qui vous sont apportés ont pour objectif de limiter ou diminuer vos symptômes, mais ne font pas régresser les varices constituées : précautions et règles hygiéno-diététiques.

Ils visent en particulier à lutter contre l’hyperpression veineuse, souvent responsable de lourdeurs, sensations de jambes lourdes ou de gonflement des jambes, douleurs, accentuées le soir ou à la chaleur.

Cette hyperpression peut parfois provoquer un œdème veineux permanent ou apparaissant en fin de journée. Elle peut avoir un retentissement lymphatique, et on parle alors « d’insuffisance veinolymphatique ». Elle peut être favorisée par les positions statiques prolongées, debout ou assises. Certaines professions sont donc particulièrement exposées, surtout en présence d’une hérédité d’insuffisance veineuse.

Les règles hygiéno-diététiques

Mesures visant à améliorer le retour de la circulation veineuse :

Lit incliné pour les jambes lourdes
  1. de façon active, en faisant fonctionner la « pompe musculaire » du mollet : marche d’au moins 20 minutes par jour ; activité sportive régulière ; selon le type de profession, exercices en position assise, durant la journée, tels que mouvements de flexion-extension ou rotation des chevilles, pour mobiliser les mollets.
  2. de façon passive : la surélévation des pieds du lit est souvent conseillée, bien que son bénéfice réel ne soit pas démontré. Certains patients supportent mal cette position nocturne déclive, en particulier ceux souffrant d’impatiences ou de problèmes vertébraux.

L’exposition au soleil, ou à la chaleur de façon plus générale (bains chauds, sauna, etc..), a pour effet de dilater les veines ; il est déconseillé de favoriser ces situations ou de les répéter.

Nous conseillons d’éviter le port de chaussures à talons de plus de 5 cm (3 cm environ est une bonne hauteur de talon).

L’alimentation

Elle a peu d’effets directs sur les varices. Nous conseillons de boire de l’eau régulièrement, de manger équilibré avec un apport suffisant de fibres (fruits et légumes) pour éviter la constipation. Celle-ci favorise en effet les poussées hémorroïdaires, en augmentant la pression intra-abdominale lors des selles. Son influence sur les varices vulvaires ou sur les varices de jambes n’est, en revanche, pas démontrée (voir le plan national nutrition santé).

Les veinotoniques et la compression élastique

Veinotoniques et compression par bas élastiques sont également utilisés pour soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse. La compression élastique, sous forme de chaussettes, de bas ou de collants doit être une compression médicale, adaptée à votre cas.

Conseils pour les longs voyages

Lors des longs trajets en avion ou en bus, il est conseillé de bien s’hydrater, de porter une compression élastique et d’effectuer des mouvements pour faciliter la circulation veineuse (comme décrits précédemment). Selon les cas, les veinotoniques sont parfois utilisés.

Si vous avez des symptômes veineux, ces conseils peuvent vous aider, mais un bilan, comportant un écho Doppler veineux, est nécessaire pour que votre phlébologue puisse évaluer votre maladie et ajuster au mieux sa prise en charge.

Références :

Ameli-santé 2015 : Comment préserver le capital veineux de vos jambes ?

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J’ai des varicosités

J'ai des varicosites

Varicosités ou télangiectasies ?

telangiectasie ou varicosite

Le vrai terme médical est télangiectasies. Ce sont de toutes petites veinules mesurant moins d’1 mm de diamètre, de couleur rouge, bleue ou violette qui sont présentes principalement au niveau des membres inférieurs. Les varicosités peuvent parfois se retrouver dans d’autres localisations : visage, nuque, bas du dos. Elles sont très fréquentes, plus présentes chez la femme que chez l’homme avant 50 ans ;
après 60 ans près de 80% des personnes sont porteuses de télangiectasies, et ce, de façon équivalente chez les hommes et les femmes. Elles sont surtout inesthétiques.

Leur participation aux symptômes veineux (douleurs, lourdeurs de jambes…) n’est pas établie, cependant certains patients peuvent parfois être soulagés après traitement de leurs télangiectasies. Elles se développent de façon isolée, ou sont regroupées en paquets et, dans ce cas, souvent alimentées par une veine plus dilatée et un peu moins superficielle, appelée « veine réticulaire » (diamètre 1 à 3 mm). Elles peuvent aussi se situer dans un contexte d’affection veineuse plus avancée, avec varices plus ou moins importantes. Enfin, elles peuvent être favorisées par une fragilité capillaire, ou encore survenir après un traumatisme cutané même minime. Certaines télangiectasies apparaissent secondairement à un traitement de varices, ou de télangiectasies pré-existantes, dans un territoire donné. On parle alors de « néotélangiectasies », car ce sont de nouvelles télangiectasies, ou de « matting ». Il s’agit de varicosités particulièrement fines et très regroupées. Le « matting » peut ainsi survenir dans la zone d’un traitement un peu agressif (chirurgie par stripping de la veine saphène par exemple), ou après traitement par sclérothérapie de télangiectasies alors que la veine d’alimentation n’a pas été traitée conjointement ou préalablement. Il peut aussi se produire après un traitement bien conduit, sur un terrain prédisposé.

Bilan avant traitement des varicosités

Avant de traiter les varicosités, il faut rechercher la cause de leur apparition. Pour cela, votre médecin vasculaire va, en règle générale, réaliser une échographie-Doppler et explorer la zone concernée, mais aussi l’ensemble des veines des membres inférieurs. Cet examen non douloureux va permettre d’établir une cartographie (dessin) de votre réseau veineux. Le cas échéant, il permet de mettre en évidence des veines non visibles à l’œil nu qui alimentent les varicosités. Parfois, le médecin s’aidera d’une lampe spéciale (lumière froide, parfois appelée transillumination).

Comment traiter les télangiectasies?

1. Si elles sont isolées, sans être alimentées par des veines « nourricières », elles pourront être traitées d’emblée

Il existe alors plusieurs types de traitement :

  • la sclérothérapie. Différents sclérosants peuvent être utilisés. Cette technique est la plus efficace et la plus complète (voir une vidéo), car elle peut traiter tous les types de télangiectasies. La concentration du produit sclérosant peut être adaptée au type de varicosité et à sa profondeur. Le phlébologue utilise une aiguille très fine, et en s’aidant parfois d’une loupe, injecte des petites quantités de produit à chaque piqûre. La douleur est très modérée.
    Laser externe sur varicosités
  • le laser exotherme qui consiste à brûler la veinule avec une lumière Laser. C’est une technique efficace, mais qui nécessite un matériel adapté aux varicosités de différentes couleurs que l’on souhaite traiter.
  • la Radiofréquence externe, qui comme le Laser, va brûler la veinule. Cette technique, moins développée, n’est proposée que pour les plus petites télangiectasies. Elle consiste à piquer la varicosité avec une petite aiguille fixée à un stylet, et à envoyer un petit courant qui va la détruire en la chauffant.

Tous ces traitements sont réalisés au cabinet médical. La durée d’une consultation est de 15 à 30 minutes. Il est possible d’avoir une activité normale après la séance. Pour un résultat optimal, plusieurs séances seront nécessaires (espacées chacune de 1 à 3 mois). Vous ne pourrez pas exposer la zone traitée au soleil pendant 10 à 15 jours. Des pigmentations pourront apparaître en regard des zones traitées, elles disparaîtront progressivement (parfois plusieurs semaines ou mois sont nécessaires).

2. Les Télangiectasies sont alimentées par des veines nourricières

Télangiectasies varicosités

Si elles dépendent d’une veine nourricière, ou d’un réseau d’alimentation plus gros et un peu moins superficiel, il s’agira d’abord de traiter ceux-ci avant d’injecter les varicosités (« quand un robinet fuit, avant d’éponger la fuite, il faut fermer ou réparer le robinet »). Une fois que la ou les veines qui alimentent les varicosités sont traitées, on peut alors « attaquer » ces dernières, avec une des techniques décrites ci-dessus. Le risque d’ignorer une veine d’alimentation est d’être inefficace ou de provoquer un « matting ».

Faut-il les traiter absolument ?

Non, il n’y a pas de risque pour votre santé. Il s’agit surtout d’un problème esthétique. En revanche, si vous attendez pour les traiter, elles risquent de se développer de plus en plus avec le temps et leur traitement risque d’être plus long. Même après traitement, d’autres télangiectasies peuvent apparaître avec le temps, car les patients porteurs de télangiectasies ont en général un terrain prédisposé. Un entretien régulier est donc nécessaire pour garder un résultat esthétique optimal.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes

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J’ai des varices

J'ai des varices

Les réseaux veineux des jambes

Les veines des membres inférieurs sont des vaisseaux de différentes tailles, qui remontent le sang vers le cœur. Pour éviter que le sang ne descende vers le bas en position debout, elles sont munies de valves étagées. Ces valvules fonctionnent comme des clapets qui s’ouvrent pour laisser passer le sang vers le haut et se ferment pour l’empêcher de redescendre.

Le système veineux des membres inférieurs est composé de deux parties :

un système veineux profond, composé de veines situées au milieu des muscles (en profondeur). C’est le réseau le plus important, puisqu’il transporte 90% du sang veineux. Il peut être le siège d’une « phlébite » ou thrombose (formation d’un caillot de sang dans une veine) ou de malformations, mais il n’y a pas, à proprement parler, de varices sur ce système.

un système veineux superficiel, composé de veines qui sont plus proches de la peau et qui transportent à l’état normal seulement 10% du sang veineux.
Les veines saphènes font partie de ce réseau :

  • la grande veine saphène part de la face interne de la cheville, chemine sur la face interne de la jambe et de la cuisse et remonte jusqu’à l’aine, où elle rejoint le réseau profond ;
  • la petite veine saphène part de la face externe de la cheville, chemine sur l’arrière de la jambe et s’arrête à l’arrière du genou, où elle rejoint le réseau profond.

C’est sur le réseau veineux superficiel que se forment les varices.

Comme nous l’avons vu, les deux réseaux veineux, superficiel et profond sont donc reliés entre eux à l’aine et au genou, mais ils possèdent également des connexions appelées veines perforantes, qui lorsqu’elles sont malades vont faire refluer le sang vers le réseau superficiel au lieu du réseau profond, et vont ainsi provoquer également des varices.

C’est quoi une varice ?

schéma veine normale veine varice ou veine variqueuse

Une varice est une veine du réseau superficiel qui est malade. Elle est toujours dilatée et souvent tortueuse. En raison de la dilatation de la paroi, les valvules ne fonctionnent plus, « fuient » et, en position debout, le sang reflue vers le bas de la jambe au lieu de remonter vers le cœur.

Y a-t-il plusieurs types de varices ?

Les varices peuvent être de tailles très différentes, plus ou moins proches de la peau et donc, plus ou moins visibles à l’œil nu, sous forme de cordon bleuté.
Les veines saphènes peuvent elles-mêmes être malades, et en raison d’une dilatation progressive, atteindre des diamètres très importants. En général, elles ne sont pas visibles ; c’est pourquoi, dans le langage courant, elles ont longtemps été appelées « varices internes ». En revanche, leurs branches, plus proches de la peau sont souvent visibles.
Les « varicosités » sont des petits vaisseaux inesthétiques, très fins, rouges, violacés ou bleus visibles sous la peau. Elles ne sont pas classées comme varices ; le terme médical est « télangiectasies ».
Entre varicosités et saphènes, tous les stades intermédiaires de varices et toutes les tailles sont possibles, et celles-ci peuvent être connectées ou non aux veines saphènes.

Est-ce que je dois consulter si j’ai des varices ?

J'ai des varices

Dans la mesure où toutes les varices ne sont pas visibles à l’œil nu, pour faire vraiment un état des lieux précis de votre réseau veineux et des risques, un avis spécialisé auprès d’un phlébologue, ou médecin vasculaire est nécessaire. Celui-ci fera un examen clinique et un écho-Doppler veineux (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur), et si nécessaire, une cartographie de vos veines (dessin de votre réseau veineux sur un dossier), qui servira de référence. En fonction du stade d’évolution de la maladie et de vos symptômes, il vous conseillera sur les règles d’hygiène de vie, et vous informera des différentes possibilités de traitement, si celui-ci est à envisager.

Dans la mesure où toutes les varices ne sont pas visibles à l’œil nu, pour faire vraiment un état des lieux précis de votre réseau veineux et des risques, un avis spécialisé auprès d’un phlébologue, ou médecin vasculaire est nécessaire. Celui-ci fera un examen clinique et un écho-Doppler veineux (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur), et si nécessaire, une cartographie de vos veines (dessin de votre réseau veineux sur un dossier), qui servira de référence. En fonction du stade d’évolution de la maladie et de vos symptômes, il vous conseillera sur les règles d’hygiène de vie, et vous informera des différentes possibilités de traitement, si celui-ci est à envisager.

Pourquoi j’ai des varices ?

Différentes raisons, que l’on appelle des facteurs de risques, peuvent favoriser l’apparition des varices :

  • l’hérédité (varices dans la famille),
  • l’âge,
  • le surpoids,
  • l’absence de sport,
  • les métiers en position immobile prolongée, debout ou assise. Certains métiers exposent particulièrement aux varices (métiers de la coiffure, de la restauration…)
  • les grossesses répétées; la ménopause.

Cependant, même en l’absence de facteur de risque, on peut avoir des varices.
En France, les varices concernent 20 à 35% de la population générale et les saphènes sont malades dans 30 à 50% de ces cas. (HAS 2008 rapport sur l’occlusion de veine saphène par laser).
Les varices sont plus souvent présentes chez les femmes que chez les hommes aux stades peu évolués, mais, pour les stades évolués de la maladie, il semblerait que la fréquence soit similaire pour les deux sexes.

Qu’est-ce que risque si je garde mes varices ?

Une varice ne disparaît jamais toute seule. Plus le temps passe et plus elle grossit et plus le risque d’avoir d’autres varices augmente. Cette évolution peut être lente ou au contraire rapide.
En l’absence de traitement, l’évolution se fait également souvent vers une aggravation des symptômes (lourdeurs, douleurs, sensations de gonflement, crampes nocturnes …).

Des complications peuvent parfois survenir:

  • pigmentation de la peau avec aspect brun ou ocre, eczéma, inflammation, fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcère (une plaie apparaît et tarde à cicatriser, sur plus d’un mois);
  • « phlébites » (thromboses veineuses) superficielles (caillots de sang à l’intérieur d’une varice), pouvant plus exceptionnellement s’étendre à des veines profondes ;
  • ruptures de varices avec hémorragie, rares, mais possibles, même en l’absence de traumatisme.

Comment dois-je traiter mes varices ?

En fonction du résultat de votre bilan incluant l’écho-Doppler, le phlébologue vous donnera des conseils de prévention, de règles d’hygiène de vie (activité sportive régulière en particulier), et le cas échéant, de traitement.
Des bas de compression élastique et des veinotoniques peuvent être prescrits, mais, si un traitement des varices elles-mêmes est nécessaire, il faudra faire appel selon les cas, à la sclérothérapie, parfois avec mousse sclérosante, à l’ablation thermique (laser endoveineux ou radiofréquence), ou à la chirurgie (stripping ou phlébectomies).

Les médicaments n’agissent que sur les symptômes : Jambes lourdes, gonflements, etc., il n’existe pas de crème pour guérir les varices.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes