Congrès SFP décembre 2014

C6 Mousse – Étude prospective de cas-témoins sur l’effet de la sclérose mousse sur la vitesse de guérison des ulcères veineux et leur récurrence à 1 et 2 ans.

J.P. GOBIN (1), J.P. BENIGNI (2), F.A. ALLAERT (3)

(1)Lyon, (2) Paris, (3) Dijon)

Rationnel de l’étude
Les ulcères veineux sont liés à des mécanismes d’hyperpression en relation avec une insuffi sance
veineuse superfi cielle et/ou profonde. La sclérose mousse des veines superfi cielles est susceptible
d’augmenter leur taux de cicatrisation, la vitesse de cicatrisation et également de réduire leur taux de
récidive à 1 et 2 ans.

Nature de l’étude
Étude prospective de cas-témoins. Deux bras seront comparés: un groupe de 76 patients dont
l’ulcère a été traité à l’aide d’une sclérose mousse et un autre groupe de 39 patients, également
porteurs d’ulcères veineux, pour lesquels la sclérose mousse n’a pas été réalisée.

Principaux critères
Comparaison, à 1 an puis 2 ans, du taux de récidive de l’ulcère veineux précédemment traité par
sclérose mousse ou non
Critères de second rang
Comparaison de la vitesse de cicatrisation et du taux de cicatrisation (selon Gelfand : 40 % à 8 semaines)
entre les ulcères précédemment traités ou non par sclérose mousse.
Taille de l’échantillon
115 patients ont été suivis dans l’étude basée sur les résultats de l’étude Eschar.
Critères de sélection
Hommes ou femmes de plus de 18 ans présentant des ulcères veineux depuis plus de 1 mois dont la
taille est comprise entre 2 et 20 cm2, en relation avec une incompétence de la veine grande saphène.
La présence d’une insuffi sance veineuse profonde est un critère d’exclusion.

Analyse statistique
Le taux de récidive entre les deux groupes est comparé par Chi Tests et par l’analyse de survie de
Kaplan Meier et/ou modèle de Cox. L’infl uence, sur le taux de guérison, la vitesse de guérison et la
récurrence, du produit utilisé pour la sclérose mousse et du volume injecté est comparée dans les
2 groupes avec les mêmes outils statistiques.

Conclusion
Alors que les ulcères traités par sclérose mousse étaient de taille signifi cativement plus importante que
les ulcères n’ayant pas bénéfi cié d’une sclérose mousse (36,9 vs. 11,9 cm²), la cicatrisation apparaît
plus rapide dans le groupe avec sclérose mousse, avec des taux de cicatrisation signifi cativement
différents à 1, 6 et 12 mois. Il faut attendre l’évaluation à 24 mois pour que les taux de cicatrisation
deviennent équivalents entre les 2 groupes. La douleur ressentie par les patients est comparable entre
les 2 groupes à l’inclusion, à 6, 12 et 24 mois.