Congrès SFP décembre 2014Fiches informations Patients

L’information du patient en phlébologie

F. CHLEIR

Hopital Américain de Paris
63, Blvd Victor HUGO
92200 Neuilly-sur-Seine

Introduction
Depuis la loi du 4 mars 2002, dites loi Kouchner nous avons l’obligation d’informer nos patients avant
tout acte diagnostic ou thérapeutique. L’idée est que le choix du patient, son orientation se fasse en
connaissance de cause. Depuis, environ 90% des plaintes déposées à l’encontre des médecins de le
sont pas pour fautes ou erreurs médicales toujours difficile à démontrer,

ni coups et blessures ou non assistance à personnes en danger, mais pour défaut d’information.
Objectif
Notre but est de démontrer le bien fondé de cette démarche et de connaître la spécifi cité dans son
application à la phlébologie.
Méthode
En se basant sur les textes offi ciels et les recommandations des sociétés savantes, nous avons synthétisé
ce qu’il est nécessaire de savoir pour l’information à donner aux patients pour un phlébologue dans le
cadre de son exercice.
Résultats
Informer ses patients avant tout acte diagnostic ou thérapeutique est une obligation légale depuis la
loi Kouchner. Mais au-delà, il s’agit d’une nécessité morale. Pour nous médecins, les tenants et les
aboutissants de toute intervention nous paraissent évidents, mais pour le commun des mortels, c’est
loin d’être le cas. En aucun cas, il ne s’agit de se disculper ou de minimiser les conséquences en cas de
faute. Il s’agit tout simplement d’informer le patient des avantages d’un acte, de ses risques potentiels
et des possibilités d’évolution en l’absence de tout acte ou des conséquences d’un autre geste. Tout
patient, qui est également un consommateur (de soins), pourra donc choisir en connaissance de cause.
Ce qui est apparu comme une espèce de doute sur les compétences du corps médical est en réalité
une information et un lien qui permet au patient un libre choix, en pleine conscience. Il faut donc que
chacun d’entre nous, au lieu de penser à la traçabilité de cette information en cas de plainte, vive
l’information donnée au patient comme une opportunité de tisser des liens de confi ance qui sont la base
d’une bonne relation médecin-patient. Notre activité ayant des spécifi cités, il faudra veiller à ce que cette
information soit adaptée à nos pratiques. Dans la plupart des cas, ces liens de confi ance entretenus tout
au long des consultations éviteront d’éventuelles plaintes.
Conclusion
L’information à donner aux patients est nécessaire et utile. Elle ne doit pas être vécue par le praticien
comme un contrainte ou un justifi catif de ces actes mais comme un lien qui le lie aux patients et les
relations médecins-malades en sortent largement améliorés.

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