Congrès SFP décembre 2014

Le laser double longueur d’onde 532 et 1064 nm quel potentiel en phlébologie ?

J.M. CHARDONNEAU

Nantes

La prévalence des télangiectasies se situe suivant les études entre 60 et 80% de la population féminine.
La demande de traitement est pour la très grande majorité esthétique.
Avant toute approche thérapeutique, il est vivement souhaitable de vérifier par la clinique, l’écho-doppler
et surtout la transillumination la relation éventuelle et le type de relation avec une veine réticulaire.
L’attitude thérapeutique devra faire preuve de beaucoup de prudence. Sachant d’une part que les
résultats dans le domaine esthétique sont teintés de subjectivité

et que d’autre part, il faut avoir le souci
de ne pas faire apparaître une autre lésion inesthétique. Si la microsclérothérapie reste la procédure de
référence, le laser est également une arme incontournable dans la prise en charge de C1. Parmi les
différents paramètres influençant l’efficacité de la photothérapie laser, la détermination de la longueur
d’onde est cruciale. Les pics d’absorption de l’oxyhémoglobine sont principalement situés dans le
vert (autour de 532 nm) et également un peu dans le proche infra-rouge à 1064 nm. Le 532 (KTP)
nous permet de traiter les lésions très superficielles et fines. Le 1064 nm (Nd Yag) par sa plus grande
profondeur d’action peut atteindre des vaisseaux moins superficiels et plus volumineux.
L’avantage sur un même laser de posséder ces 2 longueurs d’onde ouvre un champ de traitement
beaucoup plus vaste.
Diagnostic précis, thérapeutique prudente mais efficace représentent les principales difficultés de prise
en charge de C1A.

Relation cellulite et microcirculation, quelles incidences thérapeutiques ?

La cellulite est un phénomène qui concerne 80% des femmes.
Elle englobe en réalité 2 entités différentes la cellulite proprement dite avec son aspect clinique
caractéristique en peau d’orange et la stéatomérie qui correspond à une inflation du tissu adipeux de
l’hypoderme profond responsable notamment de l’aspect en culotte de cheval au niveau fémoro-latéral.
On distingue 4 types de cellulite : aqueuse – adipeuse – nodulaire et atone.
La physiopathologie est la clé de voûte du traitement. La micro-circulation est certainement le primovens
de cette cascade physiologique et histologique conduisant à la cellulite.
On sait que pour optimiser l’efficacité thérapeutique, il faut combiner les principes thérapeutiques.
Certaines associations sont plus pertinentes que d’autres. Ainsi l’association cavitation – cryoradiofréquence
est très intéressante. Cette combinaison permet d’avoir une action sur les différents
paramètres cliniques de la cellulite.

Le traitement des hyperpigmentations post-scléroses

Les techniques endo-veineuses et notamment l’échosclérothérapie à la micro-mousse deviennent des
thérapeutiques de première intention dans la maladie variqueuse.
Si l’acte peu traumatisant aujourd’hui semble bien codifié, les effets secondaires liés à une agression
importante de l’endothélium veineux telles les hyperpigmentations restent difficiles à gérer. Elles
occasionnent une plainte esthétique souvent mal vécue.
La physiopathologie responsable de ces hyperpigmentations peut-être accentuée par certains facteurs
de risque internes et externes. Les approches préventives restant limitées, le volet curatif est celui qui
semble le plus efficace. Dans l’arsenal thérapeutique à notre disposition, parmi les divers procédés
utilisés, le peeling, à condition de l’utiliser avec un dosage optimal , semble présenter un réel intérêt. La
cosmétique mérite également toute notre attention.

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