Congrès SFP décembre 2014

Le type de reflux est-il déterminant dans nos stratégies thérapeutiques ?

V. CRÉBASSA (1), E. ZIMMERMAN (2), M. DESROCHES (3), F.A. ALLAERT (4)

(1) Montpellier), (2) (Six-fours- les- plages), (3) (La Ciotat), (4) (Dijon)
Mots Clefs : Refl ux Théories ascendantes et descendantes.

Introduction
La compréhension de l’hémodynamique des varices est en évolution et s’affrontent deux théories,
théorie ascendante et descendante. Notre objectif est d’analyser l’aire sous la courbe du refl ux lors de
la première seconde, nouvel outil diagnostic pour différencier ces deux types de refl ux et faciliter nos
orientations thérapeutiques.

Matériel et méthode
Etude prospective multicentrique de mai à aout 2013 de patients présentant une incontinence de la
grande veine saphène (GVS). Au delà de l’interrogatoire, de l’examen clinique, était réalisé un examen
échodoppler avec mesure de la vitesse maximale du refl ux en 5 points ainsi que dans la tributaire
principale. Une cartographie des varices, de leurs diamètres ainsi que des photos des refl ux en ces
mêmes points étaient demandés afi n de permettre le calcul secondaire de l’aire sous la courbe.
L’évolution de la vitesse et de l’aire sous la courbe du refl ux le long de la GVS étaient alors étudiées.
Résultats
Quarante patients ont été inclus (âge moyen : 51,2 ans), avec une prédominance féminine 62,5% dont
une majorité 42,1% avait eu deux grossesses ; un IMC moyen de 25,6 et une hérédité variqueuse chez
77,5% des patients.
On a noté une répartition équilibrée entre les patients dont la vitesse augmente en descendant le long
de la GVS 51,5% «Théorie aspirative» et ceux dont la vitesse diminue 48,5% «théorie de pesanteur».
Nous avons observé pour ces deux populations une accélération des vitesses dans la tributaire et ce
de manière signifi cative (p<0,001). L’analyse de l’aire sous la courbe en centimètre carré et en pixel
a montré les mêmes résultats avec 43,33% des patients dont l’aire augmentait et 56,7% dont l’aire
diminuait en descendant le long de la GVS (p=0,00001).
Conclusions :
Notre étude montre que les deux théories existent et ce de manière équilibrée dans notre population.
L’aire sous la courbe est caractérisée par le son du refl ux, outil simple pour nous orienter vers le
mécanisme hémodynamique et l’origine du refl ux.
La notion de réservoir variqueux est a différencier du réservoir musculaire physiologique et les manoeuvres
de compression sélective du réservoir variqueux doivent être généralisées.
Le refl ux en terme de sclérothérapie est un fl ux de rinçage et donc d’ineffi cacité qui doit nous pousser
à nous rapprocher de la source du refl ux pour pouvoir atteindre notre PPDE ( plus petite dose effi cace).
Une étude complémentaire sur les stratégies thérapeutiques est en cours.