Espace PatientsLa Maladie Veineuse

J’ai les jambes lourdes

J'ai les jambes lourdes
J'ai les jambes lourdes

Si vos jambes vous font mal, vous semblent lourdes et gonflées en fin de journée, particulièrement quand il fait chaud ou orageux, si vous avez facilement des crampes la nuit ou des fourmillements, il est fort possible que cela soit dû à des troubles de la circulation veineuse.
Dans ce cas, vous n’êtes pas tout(e) seul(e)! Bien que cela soit difficile à évaluer avec précision, il est probable que plus d’une femme sur deux, plus d’un homme sur cinq souffrent des mêmes symptômes que vous.

En revanche, les impatiences, ce besoin irrépressible de bouger les jambes au repos, en particulier la nuit, au coucher (impatiences de primo décubitus), sembleraient plus rarement d’origine circulatoire.

Symptômes en rapport avec une mauvaise circulation veineuse

Jambes Lourdes c'est un boulet

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Une insuffisance du système lymphatique peut aussi être associée.
Dans d’autres cas, les varices ne sont pas visibles, mais vos veines sont déjà malades, insuffisance de veines saphènes par exemple; dans ce cas les anomalies ne sont détectables que par écho-Doppler (échographie associant avec étude des flux).
Les symptômes durables doivent donc vous inciter à prendre un avis spécialisé. Le phlébologue/ médecin vasculaire fera un état des lieux de votre système veineux et vous donnera les conseils adaptés à votre cas.

Lutter contre les jambes lourdes et la stase veineuse

Pour lutter contre cette stase veineuse, il y a plusieurs moyens efficaces.

Limiter dans la mesure du possible les stations immobiles prolongées.

Activité physique régulière mettant en jeu le mollet (marche, vélo, natation, etc.) ; de simples exercices de flexion extension des chevilles pratiqués quelques minutes au travail peuvent être bénéfiques.

Surélever les jambes au repos, en particulier en plaçant une cale de 8-10 cm sous les pieds du lit, apporte souvent du confort, même si la preuve du bénéfice n’est pas clairement établie.

Éviter les vêtements trop serrés et les talons trop hauts (environ 3 cm est une bonne hauteur de talon).

Réduire les expositions à la chaleur (bains chauds, sauna, exposition au soleil à la mauvaise heure).

Rafraîchir les jambes avec des douches fraîches par temps de chaleur.

Lutter contre le surpoids, améliorer son alimentation, consommer suffisamment de fruits et légumes, riches en anti-oxydants, boire beaucoup d’eau et limiter le sel.

C’est le traitement médical de base de la maladie veineuse ; porter des chaussettes, bas-cuisses ou des collants dans la journée améliore beaucoup les symptômes veineux.

C’est un traitement remboursé par les assurances maladie, qui vous sera prescrit par votre médecin ou votre phlébologue.

Les fabricants ont fait de gros progrès pour rendre élégants et féminins les bas de compression disgracieux de nos grand-mères – les hommes ne seront pas en reste, ils trouveront chaussettes à leur pied.

Ce sont les médicaments des veines ; ils ont une place de choix et ils participent à améliorer le retour veineux et à réduire les symptômes dus à la stase. Les veinotoniques n’ont pas tous le même mode d’action, ni la même efficacité. Certains ont fait l’objet d’études sérieuses, d’autres sont commercialisés sans avoir fait l’objet d’aucune étude.

Même s’ils ne sont pas remboursés, ne faites pas d’automédication, demandez conseil à votre phlébologue.

  • Le traitement des varices (sclérothérapie, laser, chirurgie). Si vos symptômes sont en rapport avec des varices, le phlébologue sera en mesure de vous proposer conseils et traitements s’y rapportant.

En conclusion, le fait d’avoir les jambes lourdes en fin de journée n’est pas une fatalité. Pour certaines personnes il s’agit parfois d’un véritable handicap augmentant la pénibilité dans la vie professionnelle et altérant la qualité de vie de tous les jours.
Des solutions existent.
Prenez un avis spécialisé afin que votre état veineux soit évalué, dans le but d’effectuer prévention et traitement de façon personnalisée, adaptée à votre cas.

Jambes lourdes rouges et gonflées : oedème

Références :

Ameli-santé 2015 : Lourdeurs de jambes

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J’ai des varices

J'ai des varices

Les réseaux veineux des jambes

Les veines des membres inférieurs sont des vaisseaux de différentes tailles, qui remontent le sang vers le cœur. Pour éviter que le sang ne descende vers le bas en position debout, elles sont munies de valves étagées. Ces valvules fonctionnent comme des clapets qui s’ouvrent pour laisser passer le sang vers le haut et se ferment pour l’empêcher de redescendre.

Le système veineux des membres inférieurs est composé de deux parties :

un système veineux profond, composé de veines situées au milieu des muscles (en profondeur). C’est le réseau le plus important, puisqu’il transporte 90% du sang veineux. Il peut être le siège d’une « phlébite » ou thrombose (formation d’un caillot de sang dans une veine) ou de malformations, mais il n’y a pas, à proprement parler, de varices sur ce système.

un système veineux superficiel, composé de veines qui sont plus proches de la peau et qui transportent à l’état normal seulement 10% du sang veineux.
Les veines saphènes font partie de ce réseau :

  • la grande veine saphène part de la face interne de la cheville, chemine sur la face interne de la jambe et de la cuisse et remonte jusqu’à l’aine, où elle rejoint le réseau profond ;
  • la petite veine saphène part de la face externe de la cheville, chemine sur l’arrière de la jambe et s’arrête à l’arrière du genou, où elle rejoint le réseau profond.

C’est sur le réseau veineux superficiel que se forment les varices.

Comme nous l’avons vu, les deux réseaux veineux, superficiel et profond sont donc reliés entre eux à l’aine et au genou, mais ils possèdent également des connexions appelées veines perforantes, qui lorsqu’elles sont malades vont faire refluer le sang vers le réseau superficiel au lieu du réseau profond, et vont ainsi provoquer également des varices.

C’est quoi une varice ?

schéma veine normale veine varice ou veine variqueuse

Une varice est une veine du réseau superficiel qui est malade. Elle est toujours dilatée et souvent tortueuse. En raison de la dilatation de la paroi, les valvules ne fonctionnent plus, « fuient » et, en position debout, le sang reflue vers le bas de la jambe au lieu de remonter vers le cœur.

Y a-t-il plusieurs types de varices ?

Les varices peuvent être de tailles très différentes, plus ou moins proches de la peau et donc, plus ou moins visibles à l’œil nu, sous forme de cordon bleuté.
Les veines saphènes peuvent elles-mêmes être malades, et en raison d’une dilatation progressive, atteindre des diamètres très importants. En général, elles ne sont pas visibles ; c’est pourquoi, dans le langage courant, elles ont longtemps été appelées « varices internes ». En revanche, leurs branches, plus proches de la peau sont souvent visibles.
Les « varicosités » sont des petits vaisseaux inesthétiques, très fins, rouges, violacés ou bleus visibles sous la peau. Elles ne sont pas classées comme varices ; le terme médical est « télangiectasies ».
Entre varicosités et saphènes, tous les stades intermédiaires de varices et toutes les tailles sont possibles, et celles-ci peuvent être connectées ou non aux veines saphènes.

Est-ce que je dois consulter si j’ai des varices ?

J'ai des varices

Dans la mesure où toutes les varices ne sont pas visibles à l’œil nu, pour faire vraiment un état des lieux précis de votre réseau veineux et des risques, un avis spécialisé auprès d’un phlébologue, ou médecin vasculaire est nécessaire. Celui-ci fera un examen clinique et un écho-Doppler veineux (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur), et si nécessaire, une cartographie de vos veines (dessin de votre réseau veineux sur un dossier), qui servira de référence. En fonction du stade d’évolution de la maladie et de vos symptômes, il vous conseillera sur les règles d’hygiène de vie, et vous informera des différentes possibilités de traitement, si celui-ci est à envisager.

Dans la mesure où toutes les varices ne sont pas visibles à l’œil nu, pour faire vraiment un état des lieux précis de votre réseau veineux et des risques, un avis spécialisé auprès d’un phlébologue, ou médecin vasculaire est nécessaire. Celui-ci fera un examen clinique et un écho-Doppler veineux (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur), et si nécessaire, une cartographie de vos veines (dessin de votre réseau veineux sur un dossier), qui servira de référence. En fonction du stade d’évolution de la maladie et de vos symptômes, il vous conseillera sur les règles d’hygiène de vie, et vous informera des différentes possibilités de traitement, si celui-ci est à envisager.

Pourquoi j’ai des varices ?

Différentes raisons, que l’on appelle des facteurs de risques, peuvent favoriser l’apparition des varices :

  • l’hérédité (varices dans la famille),
  • l’âge,
  • le surpoids,
  • l’absence de sport,
  • les métiers en position immobile prolongée, debout ou assise. Certains métiers exposent particulièrement aux varices (métiers de la coiffure, de la restauration…)
  • les grossesses répétées; la ménopause.

Cependant, même en l’absence de facteur de risque, on peut avoir des varices.
En France, les varices concernent 20 à 35% de la population générale et les saphènes sont malades dans 30 à 50% de ces cas. (HAS 2008 rapport sur l’occlusion de veine saphène par laser).
Les varices sont plus souvent présentes chez les femmes que chez les hommes aux stades peu évolués, mais, pour les stades évolués de la maladie, il semblerait que la fréquence soit similaire pour les deux sexes.

Qu’est-ce que risque si je garde mes varices ?

Une varice ne disparaît jamais toute seule. Plus le temps passe et plus elle grossit et plus le risque d’avoir d’autres varices augmente. Cette évolution peut être lente ou au contraire rapide.
En l’absence de traitement, l’évolution se fait également souvent vers une aggravation des symptômes (lourdeurs, douleurs, sensations de gonflement, crampes nocturnes …).

Des complications peuvent parfois survenir:

  • pigmentation de la peau avec aspect brun ou ocre, eczéma, inflammation, fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcère (une plaie apparaît et tarde à cicatriser, sur plus d’un mois);
  • « phlébites » (thromboses veineuses) superficielles (caillots de sang à l’intérieur d’une varice), pouvant plus exceptionnellement s’étendre à des veines profondes ;
  • ruptures de varices avec hémorragie, rares, mais possibles, même en l’absence de traumatisme.

Comment dois-je traiter mes varices ?

En fonction du résultat de votre bilan incluant l’écho-Doppler, le phlébologue vous donnera des conseils de prévention, de règles d’hygiène de vie (activité sportive régulière en particulier), et le cas échéant, de traitement.
Des bas de compression élastique et des veinotoniques peuvent être prescrits, mais, si un traitement des varices elles-mêmes est nécessaire, il faudra faire appel selon les cas, à la sclérothérapie, parfois avec mousse sclérosante, à l’ablation thermique (laser endoveineux ou radiofréquence), ou à la chirurgie (stripping ou phlébectomies).

Les médicaments n’agissent que sur les symptômes : Jambes lourdes, gonflements, etc., il n’existe pas de crème pour guérir les varices.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes

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Je cherche un Phlébologue

je cherche un phlebologue

 » J’ai 24 ans, et déjà les jambes pleines de varices, on va dire des petites veinules visibles et souvent douloureuses, je cherche un phlébologue dans la région, qui pourrait me conseiller et qui pourrait m’enlever tout ça avec ses douleurs ….
merci d’avance « 

 » J’ai beaucoup de varicosités sur les jambes et ça me gâche la vie. Pour le moment, mon problème n’est que esthétique, car je n’ai pas de douleurs ou autres…mais c’est tellement moche que je ne porte pas de robes, jupes, short, maillot de bain…rien qui ne montre ne serait ce qu’un peu mes jambes. Je vous laisse imaginer quel calvaire l’été est pour moi, c’est pourquoi, je cherche un phlébologue.
Connaissez-vous un bon phlébologue ? « 

Vous cherchez un phlébologue

je cherche un phlebologue

À travers ces extraits pris dans les forums, il est évident que de nombreuses personnes cherchent un phlébologue près de chez elles, pour prendre en charge leurs problèmes de jambes et d’insuffisance veineuse ou pour réaliser un Doppler veineux.
La Société Française de Phlébologie (SFP) est une société savante, née en 1947, qui regroupe au niveau national et international quelques 1300 médecins qui s’intéressent à la phlébologie.
Pour répondre à ces recherches, la Société Française de Phlébologie a mis en place des annuaires de ses membres. Ainsi en utilisant ces annuaires, vous trouverez facilement, un phlébologue adhérant à la SFP, près de chez vous.

Je cherche un Phlébologue

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J’ai un ulcère

J'ai un ulcère de jambe

Qu’est-ce qu’un ulcère ?

L’ulcère est une plaie de la jambe qui ne guérit pas. Il s’agit d’une perte de substance cutanée dont le temps de cicatrisation, trop long, est supérieur à 1 mois. Il est souvent confondu avec une blessure qui n’arrive pas à cicatriser.
Sa fréquence augmente avec l’âge : 1% après 60 ans, 5% après 80 ans (rapport HAS Ulcère de jambe 2006).

À quoi est dû un ulcère ?

J'ai un ulcere docteur


Une veine est un vaisseau sanguin qui transporte du sang dépourvu d’oxygène, de la périphérie vers le cœur et les poumons afin que ce sang soit enrichi en oxygène. Par opposition, l’artère apporte, à partir du cœur, le sang oxygéné aux organes, et les nourrit. Les capillaires sont des vaisseaux de toute petite taille qui permettent le passage du sang de l’artère vers la veine ; c’est à ce niveau que sont livrés l’oxygène et la nourriture nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
La grande majorité des ulcères est d’origine vasculaire : veineuse, microcirculatoire (capillaires) ou artérielle ; parfois les causes peuvent s’intriquer, mais quoi qu’il en soit, les ulcères veineux représentent 80% des ulcères. L’ulcère veineux peut être lié à la présence de varices, ou à des séquelles de phlébite (thrombose) sur le réseau veineux profond, ou les deux, mais dans tous les cas, le retour veineux du sang vers le cœur est de mauvaise qualité. (Voir réseaux veineux de la jambe, article « j’ai des varices »)

J'ai un ulcère de jambe

Les veines profondes et superficielles sont munies de valves étagées comportant des valvules (petits clapets), pour éviter que le sang ne descende vers le bas en position debout. Ces valvules s’ouvrent pour laisser passer le sang vers le haut et se ferment pour l’empêcher de redescendre.
– Lors d’une phlébite (thrombose), lorsqu’un caillot se forme sur une veine profonde, il est susceptible d’abîmer définitivement les valvules. Dans ce cas, même lorsque le caillot disparaît, il reste des séquelles valvulaires : on parle de syndrome post-thrombotique.
– Lorsqu’une veine du réseau superficiel devient variqueuse, elle se dilate et les valvules ne fonctionnent plus correctement ; elles ne retiennent pas le sang en position debout.

Dans les 2 cas, le sang, mal oxygéné, redescend et stagne à l’intérieur des veines des jambes, provoquant une hyperpression qui endommage les tissus avoisinants. La peau n’est plus correctement oxygénée et nourrie, et au moindre choc, ou même spontanément, si une plaie se forme elle aura du mal à cicatriser : c’est l’ulcère.

schéma valvules veineuses

Que faire si j’ai un ulcère ?

La première des choses est de consulter rapidement votre médecin.
La prise en charge d’un ulcère doit être faite le plus précocement possible, pour éviter qu’il ne s’étende trop. Vous serez, sans trop tarder, orienté vers un phlébologue/médecin vasculaire qui identifiera la cause de votre ulcère, afin de mieux traiter celui-ci. Un examen clinique avec bilan écho-Doppler (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur) permettra ainsi de savoir si la cause est veineuse, artérielle, microcirculatoire ou de plusieurs origines.

Quels traitements ?

Schéma peau avec veines et artères

De nombreux pansements existent, votre médecin vous prescrira le mieux adapté à votre cas. Il n’y a pas de pansement unique, bien souvent durant la prise en charge de votre ulcère il faudra changer de type de pansement pour s’adapter à l’ulcère (pansement qui absorbe si ça coule, pansement gras si l’ulcère est sec, pansement à l’argent si l’ulcère présente des signes d’infection locale…). Les pansements doivent être réalisés par une infirmière. Celle-ci pratiquera aussi parfois une détersion (nettoyage plus important de l’ulcère, pour enlever les débris fibrineux en particulier). Il pourra être proposé pour des ulcères très grands qui ne cicatrisent pas, des traitements plus spécifiques permettant d’accélérer la cicatrisation, et des greffes de peau.

Les causes de l’ulcère


Cependant, le traitement de l’ulcère ne peut se concevoir sans traiter sa cause.
Les ulcères d’origine artérielle ou microcirculatoire feront l’objet d’une prise en charge spécifique.
Concernant les ulcères veineux, la prise en charge de la maladie veineuse repose avant tout sur la compression élastique, qui permet de diminuer l’œdème local et d’améliorer le retour veineux.
Dans un premier temps, des bandes dites multicouches peuvent être posées (plusieurs bandes sont superposées). Dans un deuxième temps, bandes élastiques simples et bas de compression élastique prendront souvent le relais. Le port diurne de bas restera en général définitivement nécessaire, même après cicatrisation de l’ulcère, surtout dans le cas d’un syndrome post-thrombotique.
Concernant les ulcères d’origine variqueuse, la compression bien adaptée et les soins locaux permettent souvent de passer un premier cap. Néanmoins, si l’on veut aider la cicatrisation et surtout, éviter les récidives, il convient de traiter également les varices.
Le phlébologue/médecin vasculaire vous indiquera quelle est la méthode la mieux adaptée à votre cas (sclérothérapie, parfois avec mousse, laser, radiofréquence, chirurgie…).

Les mesures générales sont également très importantes. Êtes-vous à jour au niveau de la vaccination antitétanique ? Mangez-vous équilibré ? Avez-vous besoin de drainages lymphatiques par un kinésithérapeute ?

Des réseaux de soins pour les ulcères, avec coordination de différentes disciplines médicales et paramédicales, se sont mis en place dans de nombreuses villes ; votre médecin vous renseignera à ce sujet.

Comment prévenir l’ulcère ?

L’ulcère veineux est le stade d’évolution le plus sévère de la maladie veineuse chronique.
Les ulcères liés aux varices n’existeraient plus si tous les patients consultaient suffisamment tôt lorsqu’ils ont une insuffisance veineuse.
La meilleure prévention est donc de consulter précocement un phlébologue lorsque vous avez des varices ou des symptômes (« j’ai des varices » « j’ai des jambes lourdes ») pouvant évoquer une maladie veineuse, n’attendez pas les complications !
Suivez ensuite les conseils de votre phlébologue/médecin vasculaire. Celui-ci adaptera la prise en charge de votre maladie en fonction de son stade d’évolution.
Si vous avez présenté une phlébite (thrombose veineuse) par le passé, consultez votre phlébologue/médecin vasculaire afin qu’il refasse le point, sur votre réseau veineux. Il vous donnera les conseils et prescriptions adéquats, notamment concernant le port de bas de compression.
Suivez également les règles d’hygiène de vie conseillées dans l’insuffisance veineuse.

Référence :

HAS 2006 Recommandations: Prise en charge de l’ulcère de jambe à prédominance veineuse hors pansement.

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J’ai des varices pelviennes

J'ai des varices pelviennes

Les varices pelviennes et périnéales concernent les femmes.

J'ai des varices pelviennes et périnéales

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

On parle parfois de varices pelvi-périnéales.
Les varices pelviennes peuvent être présentes sans occasionner de troubles. En effet, une dilatation de ces veines est très fréquente chez les femmes ayant eu plusieurs grossesses (multipares).

Le gynécologue vous dira parfois, en faisant une échographie de vos organes, que vous avez des varices pelviennes, mais vous ne devez pas vous en inquiéter si vous n’avez aucun symptôme.

Le syndrome de congestion pelvienne

Les symptômes pelviens correspondent au « syndrome de congestion pelvienne » avec douleurs du bas ventre pendant les périodes d’ovulation, prémenstruelles, menstruelles, et parfois pendant ou après les rapports sexuels. Des troubles urinaires peuvent être associés.
Les varices périnéales et vulvaires apparaissent volontiers au cours des grossesses, mais disparaissent en grande partie spontanément en quelques mois après l’accouchement ou l’arrêt de l’allaitement.
En présence d’un syndrome de congestion pelvienne, ou, si des varices périnéales ou vulvaires perdurent après les grossesses, il est préférable de prendre avis auprès d’un phlébologue/médecin vasculaire.
Celui-ci réalisera une évaluation de la situation concernant vos symptômes, et un premier bilan veineux, avec écho-doppler (échographie associant une étude des flux), sur vos varices du périnée et des jambes.

Traitement des varices périnéales ou vulvaires

Si les varices périnéales ou vulvaires ne sont pas trop importantes, et en l’absence de syndrome de congestion pelvienne, il est possible d’envisager un traitement par sclérothérapie. En revanche, en cas de varices périnéales volumineuses, ou en présence de symptômes pouvant réellement évoquer un syndrome de congestion pelvienne et occasionnant une gêne importante pour la patiente, d’autres examens peuvent être à envisager, avec une équipe pluridisciplinaire.
Selon les cas, les examens demandés seront: échographie pelvienne, scanner, IRM, phlébographie sélective.
Ils sont utiles pour affiner le diagnostic et éliminer une autre cause, mais aussi afin d’envisager un éventuel traitement tel qu’une embolisation des varices pelviennes.
L’embolisation pelvienne consiste à boucher les varices pelviennes avec des petits ressorts (coïls), en se servant de cathéters introduits par voie endoveineuse (donc sans ouvrir chirurgicalement). La mousse sclérosante est souvent associée également dans ce traitement ; elle est injectée par les mêmes cathéters.
Si des varices périnéales sont associées, il est, en général, tout de même nécessaire de traiter celles-ci secondairement, le plus souvent par sclérothérapie.
N’hésitez pas à parler de ces « varices particulières » à votre phlébologue/médecin vasculaire, il peut vous orienter et vous conseiller sur leur prise en charge.

Références :

Phlébologie Annales Vasculaires 2009 : Place de la sclérothérapie dans les varices vulvo-périnéales.

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J’ai une phlébite

J ai une phlebite 2 Fotolia 63521178 S

Lorsque j’attendais ma petite fille à la sortie de l’école, j’ai eu l’impression que ma jambe droite était grosse et tendue, cela m’a angoissée, alors je suis allée voir mon médecin généraliste qui m’a orientée vers un médecin spécialiste des vaisseaux (Médecin Vasculaire); celui-ci a examiné mes jambes et m’a fait un écho-Doppler veineux. Il m’a dit que je faisais une phlébite.

La phlébite, c’est quoi ?

Une « phlébite » (thrombose veineuse ) c’est un caillot de sang qui bouche en partie ou totalement une veine.

« Phlébite » est un terme ancien et encore couramment utilisé pour désigner un caillot de sang qui se forme dans une veine profonde, mais le terme médical est « thrombose veineuse profonde ».

Il existe en fait deux types de réseaux veineux : le réseau veineux profond et le réseau veineux superficiel. Voir les différents réseaux veineux dans l’article « j’ai des varices« ).

Le caillot, appelé médicalement « thrombus », peut donc se former dans une veine profonde ou superficielle. Par exemple s’il survient sur une varice visible sous la peau, il s’agit d’une « thrombose veineuse superficielle », souvent appelée «paraphlébite » dans le langage courant. Celle-ci est en principe moins grave, mais les réseaux communiquent et elle peut s’étendre et se compliquer d’une thrombose veineuse profonde.

Lors de la thrombose, le caillot peut boucher partiellement ou bien complètement la veine et provoquer alors douleur, gêne à la marche, œdème (gonflement). Ces symptômes et ce signe sont liés au blocage du sang veineux qui ne peut plus remonter normalement vers le cœur.

La thrombose siège le plus souvent aux membres inférieurs (10 fois plus fréquemment qu’aux membres supérieurs), mais elle peut se localiser partout où il y a une veine dans le corps.

Diagnostiquée tôt et traitée rapidement, la « phlébite » reste alors localisée à l’endroit où elle est apparue. En revanche, en cas d’évolution sans traitement elle peut s’étendre (passer de la jambe vers la cuisse par exemple) et même parfois, provoquer une embolie pulmonaire. Une embolie pulmonaire se produit lorsque le caillot, ou une partie du caillot, remonte vers le cœur et les artères du poumon, et bloque cette fois, une partie de la circulation pulmonaire. C’est une complication grave de la « phlébite » car il peut exister un risque vital.

Comment survient une phlébite ?

De multiples situations peuvent favoriser la survenue d’une thrombose veineuse. Trois facteurs favorisants les relient :

  • Une stase veineuse : le sang stagne dans les veines ; par exemple quand, pour raison de santé, vous restez très longtemps allongé ou immobile. C’est l’élément le plus important.
  • Un trouble de la coagulation : votre sang coagule plus facilement à cause d’une maladie ou d’un traitement
  • Une altération de la paroi de la veine : par exemple si on met en place une perfusion longtemps dans une veine, la paroi de la veine peut s’abimer et celle-ci peut se boucher (petite thrombose veineuse superficielle dans ce cas).

Les situations suivantes peuvent favoriser la survenue d’une « phlébite » :

  • âge supérieur à 40 ans,
  • obésité,
  • tabagisme,
  • immobilisation (plâtre, paralysie, voyage de longue durée),
  • grossesse, contraceptif ou traitement hormonal de la ménopause contenant des œstrogènes,
  • antécédent de phlébite,
  • cancer, traitement des cancers (chimiothérapie),
  • maladie chronique inflammatoire,
  • maladies génétiques biologiques, identifiées par prise de sang.

La thrombose veineuse ne touche que très exceptionnellement les enfants.

Pourquoi suspecter une phlébite ?

La survenue d’un œdème (gonflement) de la jambe et de douleurs localisées à un mollet ou à une cuisse sont évocateurs d’une thrombose veineuse.

Malheureusement, les signes et symptômes de la phlébite ne sont pas toujours très francs ou évidents ; cependant ils doivent vous alerter, surtout en cas de facteurs de risque associés tels que

  • douleur sans traumatisme et sans cause évidente,
  • une chirurgie ou une immobilisation récente,
  • un antécédent de phlébite …

Vous devez alors consulter sans tarder votre médecin traitant et celui-ci vous fera pratiquer des examens complémentaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic de phlébite.

Comment diagnostiquer une phlébite ?

En présence d’une suspicion de thrombose veineuse, votre médecin généraliste vous adressera sans attendre, à un Médecin Vasculaire pour un examen écho-Doppler veineux celui-ci étant réellement « l’examen de référence » pour le diagnostic de « phlébite ». Les médecins vasculaires sont des spécialistes des vaisseaux (artères, veines lymphatiques). Ils pratiquent eux-mêmes l’examen écho-Doppler et assurent également en cas de diagnostic positif, la décision thérapeutique et les conseils, la mise en route du traitement, ainsi que le suivi nécessaire, conjointement avec votre médecin traitant.

Facilement réalisable, l’écho-Doppler veineux est un examen d’imagerie non douloureux utilisant les ultrasons et n’ayant pas de contre-indication, même chez la femme enceinte. Il est en général possible de l’obtenir dans les 24 à 48 heures. Dans l’attente de sa réalisation, le médecin généraliste est susceptible de prévoir des anticoagulants injectables ou oraux, et en fonction du contexte, il peut également prescrire une prise de sang qui oriente le diagnostic.

Comment traiter une phlébite ?

L’organisme humain a des capacités naturelles pour résorber un caillot de sang. Cependant, ce processus est trop lent et insuffisant lors de la phlébite; le thrombus étant déjà trop développé, il faut traiter et agir rapidement par des médicaments.

Le but du traitement prescrit sera de fluidifier le sang, pour éviter une aggravation et une extension du caillot qui pourrait migrer vers le cœur et provoquer une embolie pulmonaire en bouchant des artères du poumon.

Dans la très grande majorité des cas, dès lors que le traitement débute (par injection ou par comprimé), le caillot se stabilise, se fixe à la paroi et ne progresse plus.

Les anticoagulants

Les anticoagulants oraux directs (AOD), utilisés depuis plusieurs années, sont devenus, pour de nombreux types de thromboses veineuses, recommandés en première intention (c’est-à-dire qu’ils sont le premier choix). Comme leur nom l’indique, ce sont des comprimés à avaler et non pas des produits à injecter. Comparés aux anticoagulants utilisés antérieurement (antivitamines K), ces médicaments « AOD » sont plus simples d’utilisation. En effet, ils ont moins d’interférences avec les aliments ou avec les autres traitements et ne nécessitent pas de surveillance régulière par bilan sanguin. Au départ, votre médecin les prescrit en général pour 3 mois, mais la durée totale du traitement dépend de différents facteurs, dont la cause de la thrombose veineuse.

Dans certaines circonstances, assez rares, les antivitamines K restent toutefois encore utilisées.

Les injections par héparine ont, quant à elles, leur place et leurs indications dans certains cas, soit sur une période courte avant d’utiliser un AOD ou une antivitamine K, soit pour une période plus longue, notamment pour une thrombose veineuse superficielle, ou en cas de thrombose veineuse lors d’un cancer par exemple. Injecté en sous cutané dans la paroi du ventre, le traitement par héparine a la particularité d’agir très vite pour de fluidifier le sang ; à noter que AOD comme héparine ont la capacité d’agir non seulement dans le traitement de la thrombose mais aussi dans sa prévention.

Votre médecin traitant et votre médecin vasculaire adaptent leur choix de traitement anticoagulant selon les circonstances et vous expliqueront les raisons de leur choix.

Les bas de compression

En plus du traitement médicamenteux, votre médecin vous prescrira une compression par chaussettes, souvent de classe 3 (il existe 4 classes de force de compression croissante). Cette compression va permettre de diminuer votre douleur et l’œdème de la jambe et il est possible qu’elle agisse en partie sur la résorption du caillot. Les chaussettes de compression sont à mettre uniquement dans la journée, pendant au moins 3 mois également.

Quel sera le suivi échographique?

Votre médecin traitant et votre médecin vasculaire fixeront le suivi par contrôles échographiques en adaptant ceux-ci à la situation et à votre cas. Ces contrôles permettent de juger de l’évolution et de la résorption du caillot. Sous l’effet du traitement, ce dernier se fixe à la paroi (moins de danger de migration) et se transforme en se fibrosant. Il peut ensuite disparaître complètement ou persister d’une façon plus ou moins importante sous forme de séquelles souvent visibles en échographie. Si ces séquelles persistent à distance, avec une gêne au retour du sang et qu’elles provoquent des symptômes (« syndrome post-thrombotique »), le Médecin Vasculaire refera une évaluation écho-Doppler sur la qualité du flux et l’aspect des séquelles. Selon les cas et la localisation des lésions veineuses, il jugera également de la nécessité de compléter le bilan par d’autres examens en milieu spécialisé.

Comment éviter la survenue ou la récidive d’une phlébite ?

Si vous avez fait une thrombose veineuse qui ne semble pas avoir d’explication, le plus souvent, votre médecin demandera des examens pour en rechercher la cause. Ces examens ne sont cependant pas systématiques et varient selon les circonstances. Il peut s’agir en particulier d’examens radiologiques, ou bien de bilans sanguins pour rechercher par exemple une anomalie sanguine familiale, génétique, favorisant le risque de phlébite.

Selon les résultats de ce bilan complémentaire, votre médecin est susceptible de prolonger votre traitement anticoagulant ou bien de vous prescrire celui-ci lorsque vous serez en situation à risque. Les situations à risque sont par exemple :

  • une immobilisation prolongée pour raison médicale
  • ou après une chirurgie,
  • ou un long trajet en avion…

Des règles plus générales sont également utiles pour la prévention de la phlébite :

  • mobilisation de vos muscles par la marche et les exercices musculaires,
  • surélévation des pieds du lit,
  • compression veineuse par chaussettes portées dans la journée,
  • compression veineuse conseillée lors des voyages en avion.

A noter que le collant ou les bas sont plus esthétiques pour les femmes qui portent des jupes ou des robes, mais ne sont pas supérieurs sur le plan médical.

Dois-je craindre des complications immédiates ?

La thrombose des membres inférieurs est une pathologie fréquente (100 000 cas par an environ en France), qu’il ne faut pas prendre à la « légère ». Le diagnostic et le traitement ne doivent pas attendre. En effet, un thrombus non traité peut à tout moment migrer et provoquer une embolie pulmonaire (le caillot part dans le cœur et la circulation pulmonaire). En France, la phlébite est responsable d’environ 10 000 décès par an par embolie pulmonaire.

Dois-je craindre des séquelles à long terme ?

En dehors du risque immédiat d’embolie pulmonaire, la thrombose veineuse profonde comporte une autre complication possible et redoutée, dont les conséquences peuvent ne se manifester qu’au bout de plusieurs années : le syndrome post-thrombotique. Celui-ci est lié à la persistance de segments veineux occlus (et) (ou) à une altération des valvules veineuses (voir « j’ai un ulcère« ).

En effet, lorsqu’un caillot se forme dans une veine profonde, dans un certain nombre de cas, il est susceptible d’abimer définitivement la paroi et les valvules. Alors, même lorsque le caillot disparait, la maladie persiste. La circulation veineuse sera de moins bonne qualité, et au fil des années, l’hyperpression veineuse finit par provoquer des lésions des tissus et de la peau, avec pigmentation ocre ou brune, induration des chairs (hypodermite de la jambe), et parfois ulcère.

Il est donc nécessaire que la prise en charge de votre thrombose soit rapide et adaptée, de ne pas abandonner trop tôt les bas de compression, et d’effectuer un suivi à distance, afin que le médecin vasculaire évalue d’éventuelles séquelles de votre thrombose et vous conseille

Quels sont les progrès dans le traitement de la phlébite ?

Dans les traitements médicamenteux, les anticoagulants oraux directs ou AOD (rivaroxaban, apixaban, dabigatran) représentent, par leur facilité d’emploi, un gros progrès par rapport aux antivitamines K (fluindione, coumadine, acénocoumarol).

Par ailleurs, de nouvelles techniques de radiologie interventionnelle sont en développement, au stade précoce et au stade tardif de la maladie. Il s’agit de méthodes de désobstruction directe des veines, comme la thrombolyse in situ (destruction chimique du caillot directement dans la veine), ou de dilatation de la veine par ballonnets (angioplastie), avec ou sans pose de stents ou « ressorts », sur le principe de ce qui se fait pour certaines artères. Seulement certains centres sont en mesure de réaliser ces gestes, qui ne concernent que certaines indications. Ainsi ils ne s’adressent actuellement qu’aux grosses veines proximales (veines iliaques et fémorales communes).

Seulement quelques centres au monde pratiquent la chirurgie réparatrice des veines profondes.

Référence :

AFSSAPS Recommandations 2009Prévention et traitement de la maladie thrombo-embolique veineuse en médecine.

CHEST Guideline and Expert Panel Report. Chest, 2016