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Varices : précautions et règles hygiéno-diététiques

hygiene et jambes lourdes

Les conseils qui vous sont apportés ont pour objectif de limiter ou diminuer vos symptômes, mais ne font pas régresser les varices constituées.

Ils visent en particulier à lutter contre l’hyperpression veineuse, souvent responsable de lourdeurs, sensations de jambes lourdes ou de gonflement des jambes, douleurs, accentuées le soir ou à la chaleur.

Cette hyperpression peut parfois provoquer un œdème veineux permanent ou apparaissant en fin de journée. Elle peut avoir un retentissement lymphatique, et on parle alors « d’insuffisance veinolymphatique ». Elle peut être favorisée par les positions statiques prolongées, debout ou assises. Certaines professions sont donc particulièrement exposées, surtout en présence d’une hérédité d’insuffisance veineuse.

Les règles d’hygiène de vie

Mesures visant à améliorer le retour de la circulation veineuse :

Lit incliné pour les jambes lourdes
  1. de façon active, en faisant fonctionner la « pompe musculaire » du mollet : marche d’au moins 20 minutes par jour ; activité sportive régulière ; selon le type de profession, exercices en position assise, durant la journée, tels que mouvements de flexion-extension ou rotation des chevilles, pour mobiliser les mollets.
  2. de façon passive : la surélévation des pieds du lit est souvent conseillée, bien que son bénéfice réel ne soit pas démontré. Certains patients supportent mal cette position nocturne déclive, en particulier ceux souffrant d’impatiences ou de problèmes vertébraux.

L’exposition au soleil, ou à la chaleur de façon plus générale (bains chauds, sauna, etc..), a pour effet de dilater les veines ; il est déconseillé de favoriser ces situations ou de les répéter.

Nous conseillons d’éviter le port de chaussures à talons de plus de 5 cm (3 cm environ est une bonne hauteur de talon).

L’alimentation

Elle a peu d’effets directs sur les varices. Nous conseillons de boire de l’eau régulièrement, de manger équilibré avec un apport suffisant de fibres (fruits et légumes) pour éviter la constipation. Celle-ci favorise en effet les poussées hémorroïdaires, en augmentant la pression intra-abdominale lors des selles. Son influence sur les varices vulvaires ou sur les varices de jambes n’est, en revanche, pas démontrée (voir le plan national nutrition santé).

Les veinotoniques et la compression élastique

Veinotoniques et compression par bas élastiques sont également utilisés pour soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse. La compression élastique, sous forme de chaussettes, de bas ou de collants doit être une compression médicale, adaptée à votre cas.

Conseils pour les longs voyages

Lors des longs trajets en avion ou en bus, il est conseillé de bien s’hydrater, de porter une compression élastique et d’effectuer des mouvements pour faciliter la circulation veineuse (comme décrits précédemment). Selon les cas, les veinotoniques sont parfois utilisés.

Si vous avez des symptômes veineux, ces conseils peuvent vous aider, mais un bilan, comportant un écho Doppler veineux, est nécessaire pour que votre phlébologue puisse évaluer votre maladie et ajuster au mieux sa prise en charge.

Références :

Ameli-santé 2015 : Comment préserver le capital veineux de vos jambes ?

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La vie de la SFP

La Société Française de Phlébologie (SFP) est une société savante.

Cette société est ancienne puisque sa fondation date de 1947.

C’est une Société Savante

Une société savante est une association d’experts qui par leurs travaux et leur réflexion, font avancer la connaissance dans leur domaine d’activité.

Cette société permet à ces membres

    • de se rencontrer,
    • d’exposer le résultat de leurs recherches,
    • de se confronter avec leurs pairs, spécialistes du même domaine,
    • et enfin de diffuser leurs travaux via une revue.

Des réunions nationalesMembres de la Société Française de Phlébologie

La SFP organise tous les ans deux réunions nationales où ses membres se rencontrent pour présenter leurs travaux dans le domaine de la phlébologie. Leur public est constitué de spécialistes des veines, angiologues / phlébologues Français mais aussi de médecins phlébologues de nombreux pays étrangers, d’Europe et du reste du monde.
Les thèmes de ces congrès sont variés et en rapport avec ce qui touche de près ou de loin les veines et leur pathologie.
La SFP est aussi à l’origine de la création en 1959 de l’Union internationale de Phlébologie qui regroupe des médecins du monde entier sur le sujet de l’insuffisance veineuse.

Des réunions régionales

La SFP organise aussi des réunions régionales aux thèmes plus limités avec un accent plus appuyé sur la pratique médicale de la phlébologie.

Perfectionnement dans la maladie veineuse

La Société Française de Phlébologie n’a pas pour vocation l’enseignement des bases médicales concernant cette discipline aux étudiants médecins. En revanche, elle se doit de veiller à ce que cet enseignement soit de qualité. Dans le cadre du perfectionnement dans le domaine de la phlébologie, la SFP:

    • Organise un Diplôme Universitaire de Phlébologie et de techniques interventionnelles veineuses qui permet aux jeunes médecins français et étrangers d’approfondir leurs connaissances dans le domaine de l’insuffisance veineuse.
    • Est présente, par ses experts, dans des formations universitaires de différents CHU.

La revue Phlébologie Annales Vasculaires

Enfin l’ensemble de ces travaux sont publié dans la revue Phlébologie Annales Vasculaires fondée en 1948, c’est une des plus anciennes revues médicales traitant de la pathologie veineuse.

Espace PatientsLes traitements des varices

Laser, Radiofréquence et Vapeur pour traiter les varices, comment ça marche ?

Chauffer la veine plutôt que l’arracher pour la détruire

La suite logique du stripping (et la fin)

On ne sait pas réparer une veine malade. Une veine d’un diamètre important, devenue variqueuse, provoque l’apparition d’effets néfastes pour les sujets porteurs de varices. On sait aussi que l’on peut supprimer des veines superficielles des jambes sans que cela n’entraîne de préjudice. En effet, pour la circulation sanguine, le système veineux est un système redondant et lors de la disparition d’une veine, d’autres prennent le relais. Au siècle dernier, ces idées ont conduit les chirurgiens vasculaires à proposer d’enlever les veines variqueuses avec les techniques dont ils disposaient. Ce fut la naissance du stripping, où comme son nom l’indique en anglais, la veine est arrachée.

L’apparition de l’endo-vasculaire

Depuis quelques dizaines d’années, la technologie a fait de grands pas en avant avec la miniaturisation des instruments, ainsi de nouvelles techniques ont permis d’introduire de petits cathéters dans pratiquement tous les organes du corps humain. Un des exemples le plus connus est celui de la coronarographie où des radiologues ont pu visualiser l’intérieur des artères du coeur humain. Les techniques endo-vasculaires se sont ainsi développées permettant des interventions de plus en plus légères pour les patients.

Pour détruire une veine, on peut la chauffer

La cautérisation est une méthode utilisée depuis plusieurs siècles pour détruire des tissus. Pour détruire une veine malade et ainsi traiter le patient, on peut aussi la chauffer. Il faut chauffer la veine varice suffisamment pour que les tissus perdent leur vitalité. Il faut bien sûr apporter la chaleur  » là où il faut  » de façon à détruire la varice sans que les tissus avoisinants en souffrent.

Ablation thermique: résultante de l’association de ces différents principes pour supprimer les veines

Ainsi grâce à des méthodes endo-vasculaires, des phlébologues ont introduit un cathéter dans la veine varice et par ce cathéter ont fait monter une sonde qui va apporter à l’intérieur de la chaleur précisément à l’endroit à traiter. Toute source de chaleur susceptible d’être introduite dans un cathéter peut être utilisée.

Laser, Radiofréquence et vapeur d’eau

Le laser a été le premier mis à contribution, en effet, avec les moyens modernes, il est assez facile de guider cette lumière intense dans des fibres optiques suffisamment fines pour être introduite dans une veine variqueuse.

Une autre méthode consiste à chauffer l’intérieur de la veine avec un courant électrique, soit ce courant fait chauffer une résistance comme il fait chauffer le filament d’une ampoule électrique, soit ce sont des vibrations ioniques induites par un courant de radiofréquence qui provoquent l’échauffement de la paroi veineuse.

varices ablation thermique par vapeur

Enfin, on peut également utiliser la vapeur d’eau. Née il y a 6 ans, cette technique est encore peu développée. La chaleur est délivrée dans la veine, au bout d’un catheter, sous forme de pulses de vapeur d’eau, à une température de 120 degrés et à une pression de 6 bars.

Procédure Laser de traitement endo-veineux des varices

Animation Radio-Fréquence procédé FAST

Animation Vapeur procédé Cermavein

Illustrations : Biolitec – Cermavein

Références :

EMC 2015 : Traitement des varices des membres inférieurs en 2015 : le présent et l’avenir

Espace PatientsLes traitements des varices

Les médicaments des veines : Veinotoniques ou médicaments phlébotropes

Prise en charge des maladies veineuses superficielles

Les affections veineuses superficielles représentent une pathologie fréquente et complexe, dont tous les mécanismes de survenue et d’aggravation n’ont pas encore été parfaitement élucidés.

Leur prise en charge comprend deux catégories :

1. Les mesures et traitements non opératoires

  • l’hygiène de vie pour laquelle l’activité physique représente une part importante (voir l’article sur l’hygiène de vie et varices),
  • la compression élastique (voir l’article sur les bas varices)
  • les veinotoniques et phlébotropes

2. Les traitements opératoires, visant à agir directement sur les varices :

L’hygiène de vie et les traitements non opératoires ont leur place à tous les stades de la maladie, avec pour objectif principal d’empêcher la survenue des symptômes veineux ou de les soulager lorsqu’ils sont présents.

Les phlébotropes peuvent ainsi être utilisés :

  • dès le stade précoce, soit de façon isolée, pour soulager lourdeurs, douleurs, crampes, sensations de gonflement…, soit en association avec la compression. L’hygiène de vie gardera bien entendu toute sa place.
  • au stade des varices, avec ou sans altération de la peau et des tissus, ils pourront être utilisés de façon adjuvante aux traitements opératoires des varices, si les symptômes sont présents ou persistent.
  • au stade d’ulcère veineux, par leur action anti-inflammatoire, ils pourraient accélérer la cicatrisation, associés aux traitements locaux, à la compression, et aux traitements opératoires le cas échéant.

Les veinotoniques et les phlébotropes ou veinotropes, sont nombreux à être commercialisés. Ils ne sont pas tous équivalents.

Les études réalisées montrent que les veinotoniques et phlébotropes ont deux actions différentes :

  • une action sur le tonus veineux (renforcement de la tonicité de la paroi de la veine), assurée par les veinotoniques
  • une action anti-inflammatoire qui semble être celle qui entraîne le plus d’effets bénéfiques, plus spécifique des phlébotropes. En effet, l’insuffisance des valves provoque une stase du sang veineux au niveau des chevilles et des jambes. Cette stase de sang pauvre en oxygène, augmente la perméabilité des capillaires vers les tissus et favorise l’œdème et l’apparition de phénomènes inflammatoires. Les phlébotropes s’opposeraient à cette inflammation et pourraient également agir contre l’œdème. Ils ont en général également une action sur le tonus veineux.

Certains produits sont d’origine synthétique, mais la plupart sont fabriqués à partir de plantes. Selon les cas et l’indication, ils sont utilisés en « cures » de quelques mois, parfois en continu. Ils peuvent aussi être conseillés de façon plus ponctuelle, comme par exemple pour un voyage long courrier et lors d’un séjour dans un pays chaud (compression élastique mal supportée).
Ils sont globalement bien tolérés, ont peu de contre-indications et peu d’interactions avec d’autres médicaments. Cependant, dans certains cas, des précautions d’emploi peuvent exister.

Certains phlébotropes ont fait l’objet d’études cliniques, mais d’autres traitements sont commercialisés sans avoir fait l’objet d’aucune étude.
Enfin, parmi les produits les plus efficaces, selon le type de symptômes présents, ils n’auront pas tous le même impact.

En résumé, même si les veinotoniques et phlébotropes ne sont pas remboursables et sont en vente libre, il s’agit de médicaments, pour lesquels un avis médical est préférable plutôt qu’une automédication.
En cas de symptômes durables, il est également souhaitable de prendre un avis spécialisé auprès d’un phlébologue/médecin vasculaire, afin de faire une évaluation précise de l’état veineux.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes

Espace PatientsLes traitements des varices

La chirurgie conventionnelle ou stripping des veines

Qu’est-ce que le Stripping des veines saphènes ?

La crossectomie-éveinage, communément appelée stripping (to strip se traduit par arracher en anglais), était jusqu’à récemment la technique chirurgicale de référence pour le traitement radical des veines saphènes incontinentes.
Il s’agit d’une technique ancienne, qui a été développée il y a plus d’un siècle. Elle est maintenant très concurrencée par les techniques endoveineuses (ablation thermique et mousse).

Conditions de réalisationStripping des veines saphenes

Le plus souvent, elle est réalisée sous anesthésie générale, ou rachianesthésie (dans ce cas, seuls les membres inférieurs sont « endormis »), rarement sous anesthésie locale.

Le stripping peut traiter les veines grandes saphènes ou les veines petites saphènes.

Pour la veine grande saphène, le chirurgien va pratiquer une incision sous le genou (éveinage court majoritairement réalisé de nos jours contrairement à l’éveinage long  qui nécessitait une incision à la cheville), et une autre au niveau de l’aine.
Il introduit dans la veine saphène un guide semi-rigide appelé « stripper » par l’incision sous le genou. Ce stripper va être  remonté jusqu’à l’aine, où la veine saphène est ligaturée (suturée) à sa terminaison alors que l’autre partie de la veine est  « accrochée » au stripper. Ensuite, par l’incision du bas, le chirurgien tire le stripper, celui-ci emportant avec lui la veine saphène qui y est accrochée. La veine saphène se retourne ainsi sur elle-même et sort avec le stripper.
Des sutures vont fermer les incisions sous le genou et à l’aine.

Pour la veine petite saphène, les incisions se font à la face postérieure de la jambe au niveau de la cheville et en arrière du genou. Le déroulement de l’opération est ensuite identique à celle de la veine grande saphène.

Durée d’hospitalisation et d’inactivité

Dans la plupart des cas, l’hospitalisation ne dure qu’une journée.
L’arrêt de travail ou d’activité est de durée variable: parfois 1 à 2 semaines si la chirurgie est peu agressive, mais selon les statistiques nationales, la durée moyenne d’arrêt de travail après stripping est de 26 jours (Propositions de l’assurance maladie sur les charges et produits pour l’année 2013 page 20 et 21).

Quelles sont les suites opératoires

Les suites opératoires sont marquées par des ecchymoses (des « bleus ») au niveau des cuisses et des jambes, parfois des hématomes, et des douleurs à type de tiraillement pouvant gêner la marche pendant quelques jours.
Une atteinte neurologique avec insensibilité de la peau à la face interne de la jambe est possible après éveinage de veine grande saphène, surtout si celui est un éveinage long (incision au niveau de la cheville et non sous le genou). Les lésions neurologiques, avec atteinte du nerf sural, peuvent également survenir après stripping de la veine petite saphène. Un échomarquage préopératoire (la peau est marquée avec un crayon indélébile avant l’opération pour indiquer au chirurgien la place de la veine et du nerf) doit être systématiquement effectué pour augmenter la précision du geste chirurgical; ainsi, les risques sont diminués et l’efficacité améliorée.
Une infection peut survenir au niveau de l’aine en regard de la cicatrice.
De même, on sera attentif aux symptômes pouvant faire évoquer une « phlébite » (thrombose veineuse) superficielle, voire profonde. Cette complication est heureusement peu fréquente. Des anticoagulants sont souvent prescrits, et une compression par bande puis bas élastiques est mise en place. Mais, c’est la reprise rapide de la marche qui semble être le meilleur traitement préventif.
Exceptionnellement, un lymphocèle (poche de liquide lymphatique) peut se former au niveau de l’aine. Le plus souvent, il se résorbera seul.

Le stripping ne traite que la veine saphène (grande ou petite). Les varices visibles, inesthétiques sur les cuisses ou les jambes devront bénéficier d’un traitement complémentaire soit par phlébectomies réalisées dans le même temps que le stripping soit par sclérothérapie réalisée au cabinet médical au moins un mois après l’intervention.

Quel suivi doit-on avoir après la chirurgie des varices

La réalisation d’un stripping nécessite un suivi de l’état veineux régulier en raison de la possibilité de récidives variqueuses.
Elles surviennent chez environs 20% des patient(e)s sur les trajets des veines opérées : au niveau de l’aine et à la face interne du membre inférieur pour la veine grande saphène, en arrière du genou et la face postérieure de la jambe pour la veine petite saphène.
Ces récidives nécessitent des traitements complémentaires soit par sclérothérapie soit par phlébectomie.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes.

Espace PatientsLa Maladie Veineuse

J’ai les jambes lourdes

J'ai les jambes lourdes
J'ai les jambes lourdes

Si vos jambes vous font mal, vous semblent lourdes et gonflées en fin de journée, particulièrement quand il fait chaud ou orageux, si vous avez facilement des crampes la nuit ou des fourmillements, il est fort possible que cela soit dû à des troubles de la circulation veineuse.
Dans ce cas, vous n’êtes pas tout(e) seul(e)! Bien que cela soit difficile à évaluer avec précision, il est probable que plus d’une femme sur deux, plus d’un homme sur cinq souffrent des mêmes symptômes que vous.

En revanche, les impatiences, ce besoin irrépressible de bouger les jambes au repos, en particulier la nuit, au coucher (impatiences de primo décubitus), sembleraient plus rarement d’origine circulatoire.

Symptômes en rapport avec une mauvaise circulation veineuse

Jambes Lourdes c'est un boulet

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Les symptômes en rapport avec la mauvaise circulation veineuse s’aggravent au cours de la journée, surtout si l’on reste debout ou assis longtemps sans bouger, et quand il fait chaud et lourd.
Ils peuvent être en relation avec la stase de sang provoquée par des varices (« j’ai des varices »).
Cependant, on peut souffrir des jambes sans avoir de varices, et dans ce cas, la cause de ces sensations désagréables, voire douloureuses, n’est pas parfaitement élucidée. Elle serait probablement due à une stase veineuse plus diffuse dans les jambes, souvent favorisée par une insuffisance de fonctionnement des muscles du mollet. A la marche, ces muscles représentent en effet une véritable pompe pour le retour du sang veineux vers le cœur et les poumons. Si le patient a une faible activité physique, cette pompe fonctionne mal ou insuffisamment, le retour veineux est moins bon et des sensations de jambes lourdes et autres symptômes apparaissent.

Une insuffisance du système lymphatique peut aussi être associée.
Dans d’autres cas, les varices ne sont pas visibles, mais vos veines sont déjà malades, insuffisance de veines saphènes par exemple; dans ce cas les anomalies ne sont détectables que par écho-Doppler (échographie associant avec étude des flux).
Les symptômes durables doivent donc vous inciter à prendre un avis spécialisé. Le phlébologue/ médecin vasculaire fera un état des lieux de votre système veineux et vous donnera les conseils adaptés à votre cas.

Lutter contre la stase veineuse

Pour lutter contre cette stase veineuse, il y a plusieurs moyens efficaces.

Limiter dans la mesure du possible les stations immobiles prolongées.

Activité physique régulière mettant en jeu le mollet (marche, vélo, natation, etc.) ; de simples exercices de flexion extension des chevilles pratiqués quelques minutes au travail peuvent être bénéfiques.

Surélever les jambes au repos, en particulier en plaçant une cale de 8-10 cm sous les pieds du lit, apporte souvent du confort, même si la preuve du bénéfice n’est pas clairement établie.

Éviter les vêtements trop serrés et les talons trop hauts (environ 3 cm est une bonne hauteur de talon).

Réduire les expositions à la chaleur (bains chauds, sauna, exposition au soleil à la mauvaise heure).

Rafraîchir les jambes avec des douches fraîches par temps de chaleur.

Lutter contre le surpoids, améliorer son alimentation, consommer suffisamment de fruits et légumes, riches en anti-oxydants, boire beaucoup d’eau et limiter le sel.

C’est le traitement médical de base de la maladie veineuse ; porter des chaussettes, bas-cuisses ou des collants dans la journée améliore beaucoup les symptômes veineux.

C’est un traitement remboursé par les assurances maladie, qui vous sera prescrit par votre médecin ou votre phlébologue.

Les fabricants ont fait de gros progrès pour rendre élégants et féminins les bas de compression disgracieux de nos grand-mères – les hommes ne seront pas en reste, ils trouveront chaussettes à leur pied.

Ce sont les médicaments des veines ; ils ont une place de choix et ils participent à améliorer le retour veineux et à réduire les symptômes dus à la stase. Les veinotoniques n’ont pas tous le même mode d’action, ni la même efficacité. Certains ont fait l’objet d’études sérieuses, d’autres sont commercialisés sans avoir fait l’objet d’aucune étude.

Même s’ils ne sont pas remboursés, ne faites pas d’automédication, demandez conseil à votre phlébologue.

  • Le traitement des varices (sclérothérapie, laser, chirurgie). Si vos symptômes sont en rapport avec des varices, le phlébologue sera en mesure de vous proposer conseils et traitements s’y rapportant.

En conclusion, le fait d’avoir les jambes lourdes en fin de journée n’est pas une fatalité. Pour certaines personnes il s’agit parfois d’un véritable handicap augmentant la pénibilité dans la vie professionnelle et altérant la qualité de vie de tous les jours.
Des solutions existent.
Prenez un avis spécialisé afin que votre état veineux soit évalué, dans le but d’effectuer prévention et traitement de façon personnalisée, adaptée à votre cas.

Jambes lourdes rouges et gonflées : oedème

Références :

Ameli-santé 2015 : Jambes lourdes

Espace PatientsLes traitements des varices

La contention et la compression veineuse

Bas de compression varices

Anciennement appelés « bas à varices » dans le langage courant, les bas de compression ont vu leur image se moderniser depuis 15 à 20 ans. En effet, les matériaux se sont améliorés de façon spectaculaire, permettant de réaliser des modèles de bas plus confortables et esthétiques, alors que l’efficacité est préservée.

C’est quoi la différence entre contention et compression ?


La contention
s’oppose passivement à l’augmentation du volume du membre inférieur lors de chaque contraction liée à la marche. Il s’agit donc d’une bande non élastique ou peu élastique qui exerce très peu de pression sur la peau et les tissus sous-jacents au repos, mais qui, lors de la contraction musculaire, génère une forte pression, donc à chaque pas. La contention est réalisée par des bandes inélastiques ou peu élastiques.
La compression, quant à elle, exerce une pression sur le membre inférieur, aussi bien au repos qu’à l’effort. Il est en général conseillé de la retirer la nuit. La compression peut être réalisée par des bandes ou par des bas. Par «bas», on entend chaussettes (s’arrêtant juste sous le genou), bas-cuisses (s’arrêtant à la racine de la cuisse) ou collants.
Les bandes sont plutôt utilisées pour une courte durée, alors que les bas sont mieux adaptés à une utilisation à long terme.

Est-ce que c’est plus efficace de porter des bas-cuisses ou des collants que des chaussettes ?

Il n’y a pas de différence d’efficacité démontrée entre les différents types de bas. La culotte des collants, même des collants de maternité, n’a aucune efficacité compressive. En l’absence d’indication médicale particulière, le choix se fera sur le type de bas le plus confortable à porter pour le patient. Si vous avez une préférence ou des habitudes, n’hésitez pas à le signaler à votre médecin.

C’est quoi les classes de compression ?

Le choix de la force de compression est, en revanche, médicalement très important et il est fait par le médecin, en fonction de chaque cas.  Il existe ainsi pour les bas, quatre « classes » de compression, allant de la compression la plus faible à la plus forte (1-4), avec une réglementation précise. Pour la France on distingue ainsi : classe 1= 10-15 mmHg, classe 2= 15-20 mmHg, classe 3=20-36mmHg, classe 4= plus de 36 mmHg.

La compression médicale – HAS – novembre 2010

À quoi ça sert la compression ?

La compression représente la base du traitement de la maladie veineuse. Elle a des indications même à un stade précoce de la maladie veineuse.
Les bas et bandes exercent une pression dégressive, c’est-à-dire que la pression exercée est plus élevée en cheville et diminue progressivement vers le haut de la jambe. Ainsi, le retour veineux est amélioré et globalement la circulation dans la jambe se fait mieux, car le sang y est mieux oxygéné et les tissus et la peau mieux « nourris ». Selon le type et le stade de votre maladie veineuse, l’effet visé sera :

  • de soulager ou prévenir les symptômes (lourdeurs, douleurs, sensations de jambes lourdes …), effet particulièrement utile pour les professions sédentaires ;
  • d’éviter ou de diminuer l’œdème de jambe,
  • d’éviter ou de traiter des complications de la peau liées à votre insuffisance veineuse,
  • d’aider à la cicatrisation d’un ulcère,
  • de prévenir ou traiter la « phlébite » , ou «thrombose veineuse » (caillot de sang dans une veine).
expliquer la compression des bas varices


Attention, les bandes et bas de compression sont des dispositifs médicaux et ne doivent pas faire l’objet d’une automédication
. C’est pourquoi on parle souvent de bas médicaux de compression.

Tous les bas ne se valent pas. Ils seront prescrits pour être adaptés à votre type de maladie veineuse, à son stade d’évolution et à votre morphologie. Leur indication sera portée par votre phlébologue ou médecin vasculaire, après examen clinique et écho-Doppler.
Ainsi, par exemple, tout oedème n’est pas forcément veineux et d’autres causes, telles que cardiaque, rénale, thyroïdienne…, ou l’implication de la prise d’un médicament, doivent être éliminées. D’autre part, l’artérite sévère (artères qui se bouchent dans les jambes) peut constituer une contre-indication pour la compression, ou imposer de changer de classe.

Je n’arrive pas à enfiler mes bas.

Il existe des techniques très simples d’enfilage des bas, visionnez la vidéo.

Si vous avez de l’arthrose ou autres difficultés physiques à mettre vos bas, parlez-en à votre phlébologue ou à votre pharmacien, vous pouvez utiliser des dispositifs permettant d’aider à l’enfilage des bas. Le type de bas peut également être choisi en fonction de vos difficultés d’enfilage.

J’ai des irritations à la cuisse à cause de mes bas de compression.

Les patients parlent souvent d’allergie aux bas lorsqu’ils ont des irritations de la peau voire des « cloques », à l’endroit d’adhérence du bas à la cuisse (pour éviter qu’ils glissent). En fait, il ne s’agit pas, le plus souvent, d’une allergie, mais d’un bas mal adapté. Appliquez bien vos bas selon les conseils de pose et parlez-en à votre phlébologue, ou faites reprendre les mesures par votre pharmacien.

La délivrance de bas doit, en effet,  toujours être faite après mesures de vos jambes en différents points. Ces mesures sont faites soit par votre phlébologue, soit par votre pharmacien. Les modes d’enfilage, de pose, de port vous seront expliqués par eux également. Il est important de suivre conseils et prescription. En effet, un bas posé ou porté de façon inadaptée risque non seulement d’être inefficace, mais peut même parfois, avoir des effets négatifs sur votre circulation ou votre qualité de vie.

Est-ce que je n’ai droit qu’à 2 paires de bas par an ?

Sur prescription, les bas médicaux de compression donnent lieu à un remboursement par les assurances maladie. Le nombre de prescriptions n’est pas limité à 2 paires de bas par an. Votre médecin est en droit de vous les prescrire sans limitation, mais dans les limites d’un usage raisonnable. Il faut cependant noter que face à certains abus, un certain nombre de caisses régionales d’assurance maladie s’arrogent maintenant le droit de limiter, pour leur région, le nombre de paires remboursables par an et par patient.

C’est quoi les bas des sportifs ?

Leur principe est différent. Par rapport aux bas « classiques », la dégressivité de la pression entre cheville et mollet est ici moins importante. La  pression exercée au niveau des masses musculaires du mollet reste donc élevée, avec pour but de favoriser la circulation musculaire. Il en existe 2 types : l’un est porté durant l’activité sportive, et l’autre est conçu pour la récupération, après l’effort. Il ne s’agit pas de bas médicaux, ils ne sont pas remboursables.

Référence :

La compression médicale dans les affections veineuses chroniques. Bon usage des technologies de santé, HAS, décembre 2010

Espace PatientsLes traitements des varices

La phlébectomie

Qu’est-ce qu’une phlébectomie ?

La phlébectomie est un traitement chirurgical des varices pratiqué depuis très longtemps. Les varices peuvent être de diamètre variable, mais doivent être suffisamment superficielles pour pouvoir être « attrapées » sous la peau avec un crochet. Ainsi, on ne traite pas les veines saphènes par phlébectomie.

Conditions de réalisation

Elle consiste, après avoir réalisé une petite incision de 1 à 2 mm avec un bistouri très fin ou parfois même une aiguille, à enlever les varices avec un crochet.

Elle est réalisée :
– en même temps ou après traitement de veine saphène, sur les branches de celle-ci;
– ou seule, par exemple sur des varices isolées ou  des récidives de varices plusieurs années après une opération.

Elle peut se pratiquer au bloc opératoire, quand elle est complémentaire de certains traitements de veines saphènes, ou au cabinet médical quand les varices sont peu étendues.

De façon générale, les phlébectomies, même étendues, ne nécessitent qu’une anesthésie locale. Cependant certains chirurgiens, lorsqu’ils les associent au stripping, préfèrent pratiquer l’ensemble de l’intervention sous anesthésie génnérale ou rachianesthésie (seuls les membres inférieurs sont endormis).

Avant la phlébectomie, un marquage au feutre est effectué sur le trajet des varices à enlever (c’est l’échomarquage).
Des micro incisions à l’aiguille ou au bistouri ophtalmologique sont réalisées tous les 3 à 5 cm, le long du trajet veineux. Par ces incisions, l’opérateur introduit un crochet juste sous la peau de façon très superficielle, pour attraper la varice et l’extraire. Enlever la totalité des varices est parfois impossible, car ces veines sont fragiles et se déchirent facilement. Le plus souvent les morceaux restants n’étant plus en communication avec le reste des veines s’affaissent, mais le résultat reste bon.
Une fois l’intervention terminée, les micro incisions sont fermées par des stéristrips, protégés par des compresses stériles et un système de compression (bandes adhésives, chaussette ou bas cuisse de compression classe 2). Le pansement est gardé plusieurs jours, puis le patient le retire lui-même. Des bas élastiques seront portés pendant plusieurs jours, uniquement durant la journée (les enlever la nuit).

Durée d’hospitalisation et d’inactivité

Si les phlébectomies sont pratiquées de façon isolée (sans geste associé sur la veine saphène), la marche est possible dès la fin de l’intervention, la surveillance est très courte, et la reprise d’activité est rapide.

Si un geste sur la veine saphène est associé, la durée d’hospitalisation et la reprise d’activité dépendra non seulement des suites incombant aux phlébectomies mais également à l’anesthésie pratiquée et au type de geste associé (durée d’arrêt de travail nulle ou courte pour l’ablation thermique, environ 3 semaines pour le stripping).

Les traces des micro incisions (pigmentées et visibles les premiers mois) disparaissent progressivement.

Une consultation de contrôle aura lieu entre 1 et 4 semaines après l’intervention.

Quelles sont les suites opératoires

Dans les jours qui suivent l’intervention, peuvent survenir des ecchymoses (des « bleus ») qui disparaissent en 3 semaines.
Des douleurs à type de tiraillement sont soulagées par du Paracétamol ou parfois par des anti-inflammatoires. Elles ne doivent pas trop gêner les activités quotidiennes.
Comme dans toutes les interventions touchant aux veines, il existe un risque de phlébite (thrombose veineuse); lorsque les phlébectomies sont pratiquées de façon isolée (sans traitement associé de la veine saphène), ce risque est faible concernant les phlébites superficielles et exceptionnel pour les phlébites profondes.
De même, des dysesthésies (on sent moins bien au toucher la zone cutanée opérée) sont possibles, mais elles disparaissent le plus souvent en quelques semaines.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes

Espace PatientsLa Maladie Veineuse

Qu’est-ce que l’écho-Doppler veineux ?

Echo-Doppler-Veineux-Couleur

L’échographie est un examen non invasif, indolore qui permet, grâce aux ultrasons, de visualiser des images d’organes, de tissus et de vaisseaux dans toutes les parties du corps.

L’écho-Doppler, en plus de l’échographie, possède un module appelé Doppler permettant d’évaluer la vitesse des flux sanguins et le sens de circulation du sang dans les vaisseaux. Avec le module « Doppler couleur », les flux apparaissent colorés, en rouge ou en bleu selon leur sens de circulation.
L’écho-Doppler est un appareil adapté et dédié aussi bien à l’étude des artères qu’à celle des veines.
S’agissant d’ultrasons, il n’y a ni rayons X, ni irradiation.
Il est nécessaire d’appliquer sur la peau un gel d’échographie à base d’eau, afin d’assurer une bonne transmission des ultrasons depuis la sonde d’échographie vers les tissus ou vaisseaux à explorer.

À quoi sert l’écho-Doppler veineux ?

Echographe-echographie-veineuse


L’écho-Doppler est l’examen de base permettant l’exploration du réseau veineux. Il est indispensable avant tout traitement de varices, mais il est aussi parfois pratiqué en urgence en cas de suspicion de thrombose veineuse ou « phlébite » (obstruction de veines par un caillot).
L’écho-Doppler veineux permet en temps réel de visualiser les veines ainsi que les flux sanguins qui les parcourent. Il se pratique essentiellement aux membres inférieurs, sur les trajets veineux des mollets, des cuisses et de l’aine, en remontant parfois même jusqu’à l’abdomen (pour explorer les veines iliaques et la veine cave inférieure).
Plus rarement, ce sont les veines du membre supérieur qui sont explorées, par exemple en cas de suspicion de thrombose veineuse du bras.

Combien de temps dure l’examen écho-Doppler ?

15 minutes à 30 minutes en moyenne.

Dans quel délai les résultats vous seront-ils communiqués ?

Une fois l’examen terminé, le médecin vous en exposera le plus souvent les principaux résultats. Ces résultats seront toujours confrontés à l’examen médical clinique (données de l’interrogatoire, des antécédents pathologiques personnels et parentaux, de la palpation, de l’inspection et de l’auscultation).

L’écho-Doppler veineux : recherche de thrombose veineuse (« phlébite »).

En pratique, comment s’effectue l’écho-Doppler veineux pour la recherche d’une thrombose veineuse ?

Le patient est allongé, puis éventuellement assis jambes pendantes. Les veines de chaque jambe sont explorées une à une avec la sonde d’écho-Doppler. Le médecin effectue des compressions avec la sonde le long du trajet des veines pour vérifier leur perméabilité.

Faut-il prendre des précautions particulières avant ou après l’examen ?

Ne pas appliquer de crème ou pommade sur les jambes le jour de l’examen.

Quelles sont les informations apportées par l’écho-Doppler veineux lors de la recherche de thrombose veineuse ?

Echo-Doppler-Thrombose-Veineuse

Cet examen écho-Doppler permet de détecter les thromboses veineuses profondes ou superficielles (« phlébites»), c’est-à-dire les obstructions de veines par un caillot. Les caillots veineux, s’ils migrent, peuvent aller obstruer les artères pulmonaires : c’est l’embolie pulmonaire, dont la manifestation la plus courante est une douleur thoracique ou un essoufflement brutal. L’examen écho-Doppler précise la localisation et l’étendue des thromboses veineuses.

L’écho-Doppler veineux : bilan de varices.

En pratique, comment s’effectue l’écho-Doppler veineux pour un bilan de varices ?

Echo-Doppler-Veineux-Saphene


Le patient est installé debout, en hauteur sur un tabouret de phlébologie, face au médecin puis dos au médecin. Cet examen permet d’explorer le réseau veineux superficiel et de faire le bilan des varices.
Les varices sont des veines dilatées dont les valvules (petits clapets) ne fonctionnent plus, et, en position debout, le sang reflue vers le bas de la jambe au lieu de remonter vers le cœur.
Pour tester le fonctionnement des veines, le médecin réalise donc des manœuvres de « chasse » sanguine en faisant des compressions manuelles sur les muscles ou le long des veines superficielles, ceci afin d’étudier les sens de flux. Il peut aussi parfois demander au patient de tousser ou de pousser (manœuvre de Valsalva).

Faut-il prendre des précautions particulières avant ou après l’examen ?

Ne pas appliquer de crème ou pommade sur les jambes le jour de l’examen. L’examen se pratiquant debout, il faut avertir le médecin si vous êtes sujet aux vertiges ou aux malaises.

Quelles sont les informations apportées par l’écho-Doppler veineux pour un bilan de varices ?

Cet examen écho-Doppler permet de détecter les varices, d’étudier leur diamètre, leur trajet, leur alimentation et leur drainage. Le phlébologue/médecin vasculaire pratiquera souvent une « cartographie », schéma sur support papier ou informatique représentant votre réseau veineux superficiel.
En fonction des résultats de l’écho-Doppler, le phlébologue/médecin vasculaire vous apportera des conseils de prévention, d’hygiène de vie et de suivi, et, le cas échéant, vous proposera le(s) traitement(s) le(s) mieux adapté(s) à votre état : veinotoniques/phlébotropes, bas de compression, sclérothérapie (injection de produit sclérosant dans la varice), traitement thermique endoveineux (laser ou radiofréquence) ou encore chirurgie.

L’écho-Doppler est également impérativement utilisé lors des traitements endoveineux thermiques eux-mêmes, et lors de la sclérothérapie échoguidée. Il permet ainsi d’assurer une précision et une sécurité maximales de ces gestes.

Références :

MaCirculation.com 2011 : EchoDoppler veineux des membres

Espace PatientsLes traitements des varices

La sclérothérapie (sclérose de varices des jambes)

Les veines variqueuses sont des veines qui, par leur dilatation, perdent leur capacité à remonter le sang vers le cœur. Ces varices ne jouent plus leur rôle dans la circulation sanguine, le sang stagne à l’intérieur et provoque une hyperpression qui endommage les tissus avoisinants. Des symptômes tels que lourdeurs, douleurs, crampes nocturnes, démangeaisons sont fréquemment associés. En l’absence de traitement, et selon l’évolution de la maladie, des complications sont possibles telles que pigmentation, fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcère, et plus rarement, hémorragie variqueuse et phlébite (thrombose veineuse).

Personne ne sait réparer une varice, c’est pourquoi toutes les techniques de traitement des varices visent à les supprimer ou à les neutraliser, afin d’améliorer la circulation, celle-ci s’établissant alors de façon plus efficace, par les autres veines.

Principe de la sclérothérapie

La sclérothérapie fait partie des techniques ablatives endoveineuses. Elle consiste à injecter un produit sclérosant dans une veine variqueuse pour la supprimer.
En pratique, à l’aide d’une seringue et d’une fine aiguille, un produit spécifique est introduit à l’intérieur même de la veine. C’est une injection intraveineuse, plus exactement « intra variqueuse ». Quand la varice n’est pas suffisamment visible ou accessible, la position de l’aiguille doit être guidée et surveillée par échographie, on parle alors d’échosclérothérapie ou de sclérothérapie échoguidée.
Sous l’effet du produit sclérosant, la varice va se fermer puis se transformer en un cordon fibreux, qui peut parfois être senti ou vu sous la peau, ou même être sensible pendant quelques jours voire quelques semaines. Il va régresser puis, le plus souvent, disparaître totalement, de façon progressive.

À quoi ça sert ?

Le but de la sclérothérapie est de freiner l’évolution de la maladie en supprimant le circuit veineux anormal que constituent les varices. Il n’y a pas à redouter un manque de veines après le traitement. En effet, celui-ci ne concerne que des veines superficielles anormales et non les veines profondes (système veineux principal).
(Voir réseaux veineux dans l’article « j’ai des varices »)

Comment se déroule une séance de sclérothérapie ?

Vous pouvez venir seul. Il s’agit de simples injections intraveineuses, donc pratiquées sans anesthésie (voir la vidéo sclérothérapie échoguidée). Le plus souvent, plusieurs injections sont effectuées durant la séance et les doses à injecter par séance sont réglementées. C’est une méthode polyvalente qui permet de traiter des veines de différents calibres, aussi bien des veines fines que des varices de gros diamètre. Selon le type de varices, et notamment pour les grosses varices, le phlébologue préférera utiliser un sclérosant sous forme de mousse. Dans ce cas, juste avant injection, le sclérosant liquide est transformé en mousse, en mélangeant le produit avec du gaz (de l’air filtré le plus souvent). La forme mousse est beaucoup plus efficace.
Selon les circonstances, le Phlébologue vous posera ou non un bas de compression après la séance.
Vous repartez dès que la séance est terminée.
En fonction de l’étendue et de la taille des varices, plusieurs séances peuvent être nécessaires.

Peut-on traiter toutes les varices par sclérothérapie?

grosse sinuosite d'une varice à l'echographie

Par sa polyvalence, la sclérothérapie est, de très loin, la technique de traitement des varices la plus utilisée (plusieurs millions de séances par an sont pratiquées en France). Elle a cependant ses limites, et pour
les plus grosses veines saphènes, on aura souvent recours à des techniques d’ablations thermiques (laser, radiofréquence), ou à de la chirurgie.
Il existe également certaines contre-indications à la sclérothérapie, et votre phlébologue vous conseillera la ou les méthodes qui conviennent le mieux à votre état.
La sclérothérapie peut aussi être utilisée en complément d’une autre technique, par exemple pour supprimer les varices résiduelles, après une technique d’ablation physique (laser ou radiofréquence…).
C’est aussi une excellente technique pour traiter les récidives après chirurgie.
Elle est également utilisée pour traiter les varicosités, dont le terme médical est « télangiectasies ».

Quels sont ses avantages ?

Cette technique non invasive présente de nombreux avantages.
Elle est pratiquée en cabinet par un phlébologue (ou angiologue / médecin vasculaire). Il n’y a pas d’hospitalisation et vous pourrez reprendre vos activités immédiatement après les séances.
Elle est pratiquement indolore et ne nécessite donc pas d’anesthésie ; il est toutefois possible, de proposer exceptionnellement aux plus sensibles, une préparation locale à l’aide d’une crème anesthésiante. Il n’y a aucune cicatrice.
C’est une technique rapide, et peu onéreuse comparée aux autres techniques (ablation thermique et chirurgie), et elle bénéficie d’une base de remboursement par les assurances maladie (sauf pour la sclérothérapie esthétique).

Quelles sont les suites ?

Les suites de la sclérothérapie sont simples. Vous aurez simplement des petits pansements aux points d’injections (comme après une prise de sang) et vous pouvez les enlever une heure après, ou les garder un peu plus longtemps selon les consignes de votre phlébologue.
Selon les cas et selon l’avis de votre phlébologue, il peut vous être demandé de porter, pendant la journée, des bas de compression durant 1 à 4 semaines.
Comme pour tout traitement efficace, la sclérothérapie peut provoquer des effets secondaires ou des complications.
Certains sont plus ou moins fréquents, mais bénins : « bleus », induration sensible de la veine, pigmentation, ainsi que migraines ou flou visuel juste au décours de la séance.
D’autres sont rares, mais peuvent parfois être sévères (phlébites, nécroses, accidents neurologiques).
Lors de la première consultation, avant traitement, le phlébologue vous tiendra informé de tous les avantages, inconvénients et risques de la sclérothérapie et vous indiquera, selon les cas, les différentes options alternatives possibles.

Résultats

La sclérothérapie offre souvent une efficacité durable sur les varices, mais demande dans un certain nombre de cas de nouvelles injections, car la varice peut parfois se recanaliser (un chenal se reforme à l’intérieur). Le phlébologue peut donc être amené à réinjecter même dans des veines qui ont déjà été traitées quelques années auparavant. De plus, il s’agit d’une maladie chronique évolutive, et d’autres varices peuvent apparaître avec le temps. Il est donc fortement conseillé, comme pour toutes les autres techniques de traitement des varices, d’effectuer un suivi phlébologique régulier.

Références :

Greiner 2012 : Thérapeutiques endovasculaires des pathologies veineuses.

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Moi aussi, j’ai des varices

Homme varices

Contrairement aux idées reçues, les hommes aussi ont des varices.

Les hommes et les varices

En France, 20 à 35% de la population générale est porteuse de varices des membres inférieurs (HAS), c’est-à-dire que plus de 20 millions de français sont actuellement concernés par cette pathologie. Loin d’être épargnés, les hommes seraient atteints dans au moins un tiers des cas comparés aux femmes, voire 50% des cas pour les stades avancés, selon certaines études.

Les varices sont-elles différentes chez l’homme ?

varices hommes

Comme chez la femme, le facteur héréditaire joue un rôle important chez l’homme, et il est possible de voir des varices apparaitre dès l’adolescence.
Pour le sexe masculin, l’évolution des varices est épargnée par l’influence hormonale, et bien sûr par celle des grossesses, mais on note certains facteurs favorisants et aggravants identiques à ceux retrouvés chez la femme, tels que les conditions de travail (piétinement prolongé, service de bar et de restauration, vente en magasin, coiffure, …).
Les hommes souffriraient de la même façon que les femmes de lourdeurs, sensations de gonflement, douleurs, mais consultent plus tardivement.
La consultation retardée chez l’homme est une constatation observée dans de nombreux domaines médicaux, mais pour les varices, il est probable que les femmes consultent plus rapidement également en raison de préoccupations esthétiques et de pressions ou influences socio-culturelles auxquelles ne sont pas soumis les hommes.
De plus, les stades peu évolués avec télangiectasies (varicosités) sont sans doute moins présents chez l’homme, ou moins visibles ou exposés (peau épaisse, pilosité, port de pantalons…).
Quelles qu’en soient les raisons, globalement ce retard de l’homme à consulter a pour conséquence une prise en charge également retardée et à un stade plus avancé de la maladie variqueuse.

Traitement des varices chez l’homme

Dans toutes circonstances, le traitement des varices doit être précédé d’un état des lieux, fait par un médecin vasculaire. Ce dernier établira, par un examen clinique et un examen écho-Doppler veineux l’importance de la maladie variqueuse, ainsi que les risques et le potentiel évolutif de celle-ci.

Si nécessaire, une prise en charge est proposée, avec différentes options le cas échéant.
Il est en effet possible d’avoir recours à différents types de traitements, qui peuvent parfois être associés :

Homme varices

En résumé, les varices chez l’homme existent et ont une fréquence proche de celle retrouvée chez la femme. Elles sont souvent diagnostiquées à un stade plus avancé car l’homme consulte trop tardivement. S’agissant d’une maladie chronique et évolutive, les risques d’aggravation et de complications des varices augmentent avec l’âge. Les complications sévères sont identiques à celles retrouvées chez la femme : thrombose veineuse profonde ou superficielle (phlébite) et ulcère de jambe.

Références :

Etude épidémiologique « Bonn Vein Study »
Occlusion de grande veine saphène par Radiofréquence par voie veineuse transcutanée. Service évaluation des actes professionnels. Rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS), avril 2008 ; http://www.has-sante.fr

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Le Dico du Phlébologue

Le dico du phlébologue

Qu’est-ce que la phlébologie ?

schéma de la cirulation sanguine

La Phlébologie est la spécialité qui concerne le diagnostic et le traitement des Maladies des Veines. C’est une partie importante de la Médecine Vasculaire (ou Angiologie) qui s’occupe également des artères (artériologie), des vaisseaux lymphatiques (lymphologie) et des vaisseaux microscopiques (microcirculation).


Tous ces vaisseaux communiquent entre eux et les maladies des uns peuvent retentir sur les autres.

Les Maladies des Veines atteignent surtout les membres inférieurs. Certaines maladies sont « aiguës » comme les « Phlébites » : formation brutale d’un caillot (thrombose) dans une veine profonde (veine dans les muscles) ou superficielle (veine entre peau et muscles). D’autres maladies sont chroniques comme les varices et leurs complications (taches pigmentaires cutanées, eczéma variqueux, inflammation  cutanée, ulcère de jambe).

Qu’est-ce qu’un phlébologue ?

C’est donc le Phlébologue (ni vénologue – ça n’existe pas- ni vénérologue – il s’occupe des maladies vénériennes !) que votre médecin traitant vous enverra consulter si vos symptômes de mauvaise circulation veineuse (jambes lourdes, sensation de gonflement des chevilles ou des mollets, crampes …) résistent aux petits traitements habituels, ou si vous présentez des varicosités (disgracieuses) ou des varices avec ou sans complications. C’est également vers lui que vous serez adressé, de façon plus urgente, si vous avez des signes de thrombose veineuse (phlébite).

Que fait le phlébologue ?

examen des veines des jambes

Le phlébologue vous interrogera sur vos antécédents familiaux (en particulier varices et thrombose veineuse où il y a souvent un lien familial), vos antécédents personnels et vos symptômes.

Puis, il vous examinera minutieusement les jambes, avec les yeux, mais aussi avec les mains, par la palpation.
Très souvent un examen par échodoppler des veines des membres inférieurs sera indispensable. Cette échographie particulière permet de contrôler le sens du flux sanguin (normal ou non) et l’état des veines ; elle permet également de déceler d’éventuels caillots. Le phlébologue fera lui-même cet examen nécessaire pour un diagnostic précis et vous indiquera le meilleur traitement.

Echographie des veines des jambes

Votre spécialiste pourra soulager vos symptômes, traiter vos varices, empêcher les complications d’apparaitre (si vous ne consultez pas trop tardivement), mais s’agissant d’une maladie héréditaire, chronique et évolutive (évolue dans le temps), il ne pourra pas vous guérir complètement et il vous faudra donc un suivi pour ne pas rechuter.

Les différents traitements que pourra vous prescrire le phlébologue sont les suivants (cliquer sur les mots soulignés pour avoir davantage d’informations):

Ce que vous pouvez retenir

Au total, la Phlébologie est la spécialité qui s’occupe des maladies des veines (en particulier des varices) ; s’il y a un doute sur l’état de vos veines, c’est le phlébologue qui pourra au mieux vous examiner et vous proposer les traitements les mieux adaptés à votre cas. Ces traitements se sont beaucoup améliorés au cours des dernières années.

jambes saines
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Je cherche un Phlébologue

je cherche un phlebologue

 » J’ai 24 ans, et déjà les jambes pleines de varices, on va dire des petites veinules visibles et souvent douloureuses, je recherche dans la région, quelqu’un qui pourrait me conseiller sur un bon médecin qui pourrait m’enlever tout ça avec ses douleurs ….
merci d’avance « 

 » J’ai beaucoup de varicosités sur les jambes et ça me gâche la vie. Pour le moment, mon problème n’est que esthétique, car je n’ai pas de douleurs ou autres…mais c’est tellement moche que je ne porte pas de robes, jupes, short, maillot de bain…rien qui ne montre ne serait ce qu’un peu mes jambes. Je vous laisse imaginer quel calvaire l’été est pour moi.
Connaissez-vous un bon phlébologue ? « 

Vous cherchez un phlébologue

je cherche un phlebologue

À travers ces extraits pris dans les forums, il est évident que de nombreuses personnes cherchent un phlébologue près de chez elles, pour prendre en charge leurs problèmes de jambes et d’insuffisance veineuse ou pour réaliser un Doppler veineux.
La Société Française de Phlébologie (SFP) est une société savante, née en 1947, qui regroupe au niveau national et international quelques 1300 médecins qui s’intéressent à la phlébologie.
Pour répondre à ces recherches, la Société Française de Phlébologie a mis en place des annuaires de ses membres. Ainsi en utilisant ces annuaires, vous trouverez facilement, un phlébologue adhérant à la SFP, près de chez vous.

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J’ai un ulcère

J'ai un ulcère de jambe

Qu’est-ce qu’un ulcère ?

L’ulcère est une plaie de la jambe qui ne guérit pas. Il s’agit d’une perte de substance cutanée dont le temps de cicatrisation, trop long, est supérieur à 1 mois. Il est souvent confondu avec une blessure qui n’arrive pas à cicatriser.
Sa fréquence augmente avec l’âge : 1% après 60 ans, 5% après 80 ans (rapport HAS Ulcère de jambe 2006).

À quoi est dû un ulcère ?

J'ai un ulcere docteur


Une veine est un vaisseau sanguin qui transporte du sang dépourvu d’oxygène, de la périphérie vers le cœur et les poumons afin que ce sang soit enrichi en oxygène. Par opposition, l’artère apporte, à partir du cœur, le sang oxygéné aux organes, et les nourrit. Les capillaires sont des vaisseaux de toute petite taille qui permettent le passage du sang de l’artère vers la veine ; c’est à ce niveau que sont livrés l’oxygène et la nourriture nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
La grande majorité des ulcères est d’origine vasculaire : veineuse, microcirculatoire (capillaires) ou artérielle ; parfois les causes peuvent s’intriquer, mais quoi qu’il en soit, les ulcères veineux représentent 80% des ulcères. L’ulcère veineux peut être lié à la présence de varices, ou à des séquelles de phlébite (thrombose) sur le réseau veineux profond, ou les deux, mais dans tous les cas, le retour veineux du sang vers le cœur est de mauvaise qualité. (Voir réseaux veineux de la jambe, article « j’ai des varices »)

J'ai un ulcère de jambe

Les veines profondes et superficielles sont munies de valves étagées comportant des valvules (petits clapets), pour éviter que le sang ne descende vers le bas en position debout. Ces valvules s’ouvrent pour laisser passer le sang vers le haut et se ferment pour l’empêcher de redescendre.
– Lors d’une phlébite (thrombose), lorsqu’un caillot se forme sur une veine profonde, il est susceptible d’abîmer définitivement les valvules. Dans ce cas, même lorsque le caillot disparaît, il reste des séquelles valvulaires : on parle de syndrome post-thrombotique.
– Lorsqu’une veine du réseau superficiel devient variqueuse, elle se dilate et les valvules ne fonctionnent plus correctement ; elles ne retiennent pas le sang en position debout.

Dans les 2 cas, le sang, mal oxygéné, redescend et stagne à l’intérieur des veines des jambes, provoquant une hyperpression qui endommage les tissus avoisinants. La peau n’est plus correctement oxygénée et nourrie, et au moindre choc, ou même spontanément, si une plaie se forme elle aura du mal à cicatriser : c’est l’ulcère.

schéma valvules veineuses

Que faire si j’ai un ulcère ?

La première des choses est de consulter rapidement votre médecin.
La prise en charge d’un ulcère doit être faite le plus précocement possible, pour éviter qu’il ne s’étende trop. Vous serez, sans trop tarder, orienté vers un phlébologue/médecin vasculaire qui identifiera la cause de votre ulcère, afin de mieux traiter celui-ci. Un examen clinique avec bilan écho-Doppler (échographie avec étude des flux, qui apparaissent en couleur) permettra ainsi de savoir si la cause est veineuse, artérielle, microcirculatoire ou de plusieurs origines.

Quels traitements ?

Schéma peau avec veines et artères

De nombreux pansements existent, votre médecin vous prescrira le mieux adapté à votre cas. Il n’y a pas de pansement unique, bien souvent durant la prise en charge de votre ulcère il faudra changer de type de pansement pour s’adapter à l’ulcère (pansement qui absorbe si ça coule, pansement gras si l’ulcère est sec, pansement à l’argent si l’ulcère présente des signes d’infection locale…). Les pansements doivent être réalisés par une infirmière. Celle-ci pratiquera aussi parfois une détersion (nettoyage plus important de l’ulcère, pour enlever les débris fibrineux en particulier). Il pourra être proposé pour des ulcères très grands qui ne cicatrisent pas, des traitements plus spécifiques permettant d’accélérer la cicatrisation, et des greffes de peau.
Cependant, le traitement de l’ulcère ne peut se concevoir sans traiter sa cause.
Les ulcères d’origine artérielle ou microcirculatoire feront l’objet d’une prise en charge spécifique.
Concernant les ulcères veineux, la prise en charge de la maladie veineuse repose avant tout sur la compression élastique, qui permet de diminuer l’œdème local et d’améliorer le retour veineux.
Dans un premier temps, des bandes dites multicouches peuvent être posées (plusieurs bandes sont superposées). Dans un deuxième temps, bandes élastiques simples et bas de compression élastique prendront souvent le relais. Le port diurne de bas restera en général définitivement nécessaire, même après cicatrisation de l’ulcère, surtout dans le cas d’un syndrome post-thrombotique.
Concernant les ulcères d’origine variqueuse, la compression bien adaptée et les soins locaux permettent souvent de passer un premier cap. Néanmoins, si l’on veut aider la cicatrisation et surtout, éviter les récidives, il convient de traiter également les varices.
Le phlébologue/médecin vasculaire vous indiquera quelle est la méthode la mieux adaptée à votre cas (sclérothérapie, parfois avec mousse, laser, radiofréquence, chirurgie…).

Les mesures générales sont également très importantes. Êtes-vous à jour au niveau de la vaccination antitétanique ? Mangez-vous équilibré ? Avez-vous besoin de drainages lymphatiques par un kinésithérapeute ?

Des réseaux de soins pour les ulcères, avec coordination de différentes disciplines médicales et paramédicales, se sont mis en place dans de nombreuses villes ; votre médecin vous renseignera à ce sujet.

Comment prévenir l’ulcère ?

L’ulcère veineux est le stade d’évolution le plus sévère de la maladie veineuse chronique.
Les ulcères liés aux varices n’existeraient plus si tous les patients consultaient suffisamment tôt lorsqu’ils ont une insuffisance veineuse.
La meilleure prévention est donc de consulter précocement un phlébologue lorsque vous avez des varices ou des symptômes (« j’ai des varices » « j’ai des jambes lourdes ») pouvant évoquer une maladie veineuse, n’attendez pas les complications !
Suivez ensuite les conseils de votre phlébologue/médecin vasculaire. Celui-ci adaptera la prise en charge de votre maladie en fonction de son stade d’évolution.
Si vous avez présenté une phlébite (thrombose veineuse) par le passé, consultez votre phlébologue/médecin vasculaire afin qu’il refasse le point, sur votre réseau veineux. Il vous donnera les conseils et prescriptions adéquats, notamment concernant le port de bas de compression.
Suivez également les règles d’hygiène de vie conseillées dans l’insuffisance veineuse.

Référence :

HAS 2006 Recommandations: Prise en charge de l’ulcère de jambe à prédominance veineuse hors pansement.

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J’ai des varices pelviennes

J'ai des varices pelviennes

Les varices pelviennes et périnéales concernent les femmes.

J'ai des varices pelviennes

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

Les varices pelviennes se développent dans le petit bassin (pelvis) et sont le plus souvent en rapport avec une hyperpression dans les veines ovariques et utérines.
Les varices périnéales sont situées au niveau du périnée, et sont visibles extérieurement, à la racine des cuisses. Les varices périnéales et les varices vulvaires peuvent être connectées à des varices pelviennes et à des varices des membres inférieurs.

On parle parfois de varices pelvi-périnéales.
Les varices pelviennes peuvent être présentes sans occasionner de troubles. En effet, une dilatation de ces veines est très fréquente chez les femmes ayant eu plusieurs grossesses (multipares).

Le gynécologue vous dira parfois, en faisant une échographie de vos organes, que vous avez des varices pelviennes, mais vous ne devez pas vous en inquiéter si vous n’avez aucun symptôme.

Le syndrome de congestion pelvienne

Les symptômes pelviens correspondent au « syndrome de congestion pelvienne » avec douleurs du bas ventre pendant les périodes d’ovulation, prémenstruelles, menstruelles, et parfois pendant ou après les rapports sexuels. Des troubles urinaires peuvent être associés.
Les varices périnéales et vulvaires apparaissent volontiers au cours des grossesses, mais disparaissent en grande partie spontanément en quelques mois après l’accouchement ou l’arrêt de l’allaitement.
En présence d’un syndrome de congestion pelvienne, ou, si des varices périnéales ou vulvaires perdurent après les grossesses, il est préférable de prendre avis auprès d’un phlébologue/médecin vasculaire.
Celui-ci réalisera une évaluation de la situation concernant vos symptômes, et un premier bilan veineux, avec écho-doppler (échographie associant une étude des flux), sur vos varices du périnée et des jambes.

Traitement des varices périnéales ou vulvaires

Si les varices périnéales ou vulvaires ne sont pas trop importantes, et en l’absence de syndrome de congestion pelvienne, il est possible d’envisager un traitement par sclérothérapie. En revanche, en cas de varices périnéales volumineuses, ou en présence de symptômes pouvant réellement évoquer un syndrome de congestion pelvienne et occasionnant une gêne importante pour la patiente, d’autres examens peuvent être à envisager, avec une équipe pluridisciplinaire.
Selon les cas, les examens demandés seront: échographie pelvienne, scanner, IRM, phlébographie sélective.
Ils sont utiles pour affiner le diagnostic et éliminer une autre cause, mais aussi afin d’envisager un éventuel traitement tel qu’une embolisation des varices pelviennes.
L’embolisation pelvienne consiste à boucher les varices pelviennes avec des petits ressorts (coïls), en se servant de cathéters introduits par voie endoveineuse (donc sans ouvrir chirurgicalement). La mousse sclérosante est souvent associée également dans ce traitement ; elle est injectée par les mêmes cathéters.
Si des varices périnéales sont associées, il est, en général, tout de même nécessaire de traiter celles-ci secondairement, le plus souvent par sclérothérapie.
N’hésitez pas à parler de ces « varices particulières » à votre phlébologue/médecin vasculaire, il peut vous orienter et vous conseiller sur leur prise en charge.

Références :

Phlébologie Annales Vasculaires 2009 : Place de la sclérothérapie dans les varices vulvo-périnéales.

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J’ai une phlébite

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Lorsque j’attendais ma petite fille à la sortie de l’école, j’ai eu l’impression que ma jambe droite allait éclater, cela m’a angoissée, alors je suis allée voir mon médecin généraliste qui m’a orientée vers un médecin spécialiste des vaisseaux (Médecin Vasculaire); celui-ci a examiné mes jambes et m’a fait un écho-Doppler veineux. Il m’a dit que je faisais une phlébite.

Une thrombose veineuse (« phlébite ») c’est un caillot de sang qui bouche en partie ou totalement une veine.

Le plus souvent, il se situe dans les veines des jambes et c’est en général dans ce contexte que l’on parle de « phlébite surale »; mais il peut parfois se situer plus haut, dans la cuisse par exemple. Ce caillot forme un bouchon qui empêche le sang de circuler normalement.

Il existe deux types de thrombose veineuse (selon la profondeur de la veine touchée. Voir les différents réseaux veineux dans l’article « j’ai des varices« ) :

  1. La thrombose veineuse superficielle, improprement nommée « phlébite superficielle » ou « paraphlébite ». Le caillot se forme dans des veines superficielles de la jambe (sous la peau). C’est une forme le plus souvent bénigne de thrombose, mais quelquefois, il s’y associe une thrombose veineuse profonde, plus grave.
  2. La thrombose veineuse profonde, « phlébite profonde ». Le caillot se forme dans une veine plus grosse et en profondeur.

Les causes de la phlébite sont multiples.

  • Elle peut apparaître après une intervention chirurgicale.
  • Après un alitement prolongé du fait d’une maladie, ou pendant ou après la présence d’un plâtre posé sur la jambe à la suite d’une fracture.
  • Elle peut aussi survenir après un vol de longue distance.
  • Dans un contexte de traitement hormonal.
  • Mais aussi, assez souvent, sans raison évidente.

La complication la plus grave de la thrombose veineuse est l’embolie pulmonaire.
Le caillot qui s’est formé dans la jambe se détache et migre vers les poumons où il peut boucher un gros vaisseau, c’est ce qu’on appelle une embolie pulmonaire.

La thrombose des membres inférieurs est une pathologie fréquente (100 000 cas par an environ en France). La phlébite est responsable d’environ 10 000 décès par an par embolie pulmonaire

Les symptômes

La phlébite profonde peut se manifester par :

  • une douleur inhabituelle de la jambe ou du mollet, à la marche ou au repos
  • un gonflement (œdème) de la jambe

D’autres symptômes existent comme :

  • Une légère fièvre autour de 38°,
  • Une coloration cutanée un peu foncée, légèrement bleutée de la jambe, ou une rougeur

Malheureusement ces signes sont très inconstants, certaines thromboses veineuses donnent très peu de signes d’alarmes.

Que faire en cas de thrombose veineuse (« phlébite ») ?

En cas de sensations inhabituelles (douleur, gonflement, rougeur..) en particulier au niveau d’une jambe ou d’un mollet, il est essentiel de prendre rendez-vous chez son médecin qui, en général, fera pratiquer un écho-Doppler veineux par un  médecin vasculaire. Si les examens confirment la présence d’une thrombose veineuse profonde, le médecin pourra prescrire un traitement anticoagulant, associé au port d’un bas élastique de compression.
Ce traitement va inhiber la coagulation du sang, empêchant ainsi l’extension et la migration du caillot. Il existe différents types de traitements anticoagulants : par voie orale ou par voie injectable. Pour la forme orale, de nouveaux médicaments dits AOD (anticoagulants oraux directs) sont maintenant disponibles. Ils requièrent moins de contrôles sanguins que les anciens médicaments, cependant, le choix du traitement anticoagulant dépend de différents facteurs qui seront évalués par le médecin vasculaire.

Dans le cas d’une thrombose veineuse superficielle (« phlébite superficielle ») non compliquée, le traitement est adapté au contexte et à l’importance du caillot.

Le port d’une compression, dont la force sera déterminée par le médecin est habituelle.

Dans tous les cas, votre médecin vasculaire, en concertation avec votre généraliste, établira le choix du traitement, sa planification, le suivi, et le bilan nécessaire pour trouver une éventuelle cause de survenue de cette thrombose.

Le plus souvent le traitement peut être fait médicalement, en ambulatoire, donc sans hospitalisation. Cependant, certains cas peuvent nécessiter une hospitalisation, selon le siège du caillot, des signes d’embolie pulmonaire, les risques hémorragiques, ou liés au patient lui-même par exemple s’il présente une insuffisance rénale, ou en cas de prises d’autres médicaments.

De nouvelles techniques de désobstruction directe des veines se développent (fibrinolyse in situ, angioplastie, stents). Elles sont réalisées uniquement dans certains centres; elles ne concernent que certaines indications et ne s’adressent qu’aux grosses veines proximales (veines iliaques et fémorales communes).

Dois-je craindre des séquelles à long terme ?

En dehors du risque immédiat d’embolie pulmonaire, la thrombose veineuse profonde comporte une autre complication possible et redoutée, dont les conséquences peuvent ne se manifester qu’au bout de plusieurs années: le syndrome post-thrombotique. Celui-ci est lié à la persistance de segments veineux occlus (et) (ou) à une altération des valvules veineuses (voir « j’ai un ulcère« ).

En effet, lorsqu’un caillot se forme dans une veine profonde, il est susceptible d’abimer définitivement la paroi et les valvules; dans ce cas, même lorsque le caillot disparait, la maladie n’est pas terminée. La circulation veineuse sera de moins bonne qualité, et au fil des années, l’hyperpression veineuse finit par provoquer des lésions des tissus et de la peau, avec pigmentation ocre ou brune, induration des chairs (hypodermite de la jambe), et parfois ulcère.

Il est donc nécessaire que la prise en charge de votre thrombose soit rapide et adaptée, de ne pas abandonner trop tôt les bas de compression, et d’effectuer un suivi à distance, afin que le médecin vasculaire évalue d’éventuelles séquelles de votre thrombose et vous conseille

Référence :

AFSSAPS Recommandations 2009Prévention et traitement de la maladie thrombo-embolique veineuse en médecine.

CHEST Guideline and Expert Panel Report. Chest, 2016

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J’ai des varicosités

J'ai des varicosites

Varicosités ou télangiectasies ?

telangiectasie ou varicosite

Le vrai terme médical est télangiectasies. Ce sont de toutes petites veinules mesurant moins d’1 mm de diamètre, de couleur rouge, bleue ou violette qui sont présentes principalement au niveau des membres inférieurs. Les varicosités peuvent parfois se retrouver dans d’autres localisations : visage, nuque, bas du dos. Elles sont très fréquentes, plus présentes chez la femme que chez l’homme avant 50 ans ;
après 60 ans près de 80% des personnes sont porteuses de télangiectasies, et ce, de façon équivalente chez les hommes et les femmes. Elles sont surtout inesthétiques.

Leur participation aux symptômes veineux (douleurs, lourdeurs de jambes…) n’est pas établie, cependant certains patients peuvent parfois être soulagés après traitement de leurs télangiectasies. Elles se développent de façon isolée, ou sont regroupées en paquets et, dans ce cas, souvent alimentées par une veine plus dilatée et un peu moins superficielle, appelée « veine réticulaire » (diamètre 1 à 3 mm). Elles peuvent aussi se situer dans un contexte d’affection veineuse plus avancée, avec varices plus ou moins importantes. Enfin, elles peuvent être favorisées par une fragilité capillaire, ou encore survenir après un traumatisme cutané même minime. Certaines télangiectasies apparaissent secondairement à un traitement de varices, ou de télangiectasies pré-existantes, dans un territoire donné. On parle alors de « néotélangiectasies », car ce sont de nouvelles télangiectasies, ou de « matting ». Il s’agit de varicosités particulièrement fines et très regroupées. Le « matting » peut ainsi survenir dans la zone d’un traitement un peu agressif (chirurgie par stripping de la veine saphène par exemple), ou après traitement par sclérothérapie de télangiectasies alors que la veine d’alimentation n’a pas été traitée conjointement ou préalablement. Il peut aussi se produire après un traitement bien conduit, sur un terrain prédisposé.

Bilan avant traitement des varicosités

Avant de traiter les varicosités, il faut rechercher la cause de leur apparition. Pour cela, votre médecin vasculaire va, en règle générale, réaliser une échographie-Doppler et explorer la zone concernée, mais aussi l’ensemble des veines des membres inférieurs. Cet examen non douloureux va permettre d’établir une cartographie (dessin) de votre réseau veineux. Le cas échéant, il permet de mettre en évidence des veines non visibles à l’œil nu qui alimentent les varicosités. Parfois, le médecin s’aidera d’une lampe spéciale (lumière froide, parfois appelée transillumination).

Comment traiter les télangiectasies?

1. Si elles sont isolées, sans être alimentées par des veines « nourricières », elles pourront être traitées d’emblée

Il existe alors plusieurs types de traitement :

  • la sclérothérapie. Différents sclérosants peuvent être utilisés. Cette technique est la plus efficace et la plus complète (voir une vidéo), car elle peut traiter tous les types de télangiectasies. La concentration du produit sclérosant peut être adaptée au type de varicosité et à sa profondeur. Le phlébologue utilise une aiguille très fine, et en s’aidant parfois d’une loupe, injecte des petites quantités de produit à chaque piqûre. La douleur est très modérée.
    Laser externe sur varicosités
  • le laser exotherme qui consiste à brûler la veinule avec une lumière Laser. C’est une technique efficace, mais qui nécessite un matériel adapté aux varicosités de différentes couleurs que l’on souhaite traiter.
  • la Radiofréquence externe, qui comme le Laser, va brûler la veinule. Cette technique, moins développée, n’est proposée que pour les plus petites télangiectasies. Elle consiste à piquer la varicosité avec une petite aiguille fixée à un stylet, et à envoyer un petit courant qui va la détruire en la chauffant.

Tous ces traitements sont réalisés au cabinet médical. La durée d’une consultation est de 15 à 30 minutes. Il est possible d’avoir une activité normale après la séance. Pour un résultat optimal, plusieurs séances seront nécessaires (espacées chacune de 1 à 3 mois). Vous ne pourrez pas exposer la zone traitée au soleil pendant 10 à 15 jours. Des pigmentations pourront apparaître en regard des zones traitées, elles disparaîtront progressivement (parfois plusieurs semaines ou mois sont nécessaires).

2. Les Télangiectasies sont alimentées par des veines nourricières

Télangiectasies varicosités

Si elles dépendent d’une veine nourricière, ou d’un réseau d’alimentation plus gros et un peu moins superficiel, il s’agira d’abord de traiter ceux-ci avant d’injecter les varicosités (« quand un robinet fuit, avant d’éponger la fuite, il faut fermer ou réparer le robinet »). Une fois que la ou les veines qui alimentent les varicosités sont traitées, on peut alors « attaquer » ces dernières, avec une des techniques décrites ci-dessus. Le risque d’ignorer une veine d’alimentation est d’être inefficace ou de provoquer un « matting ».

Faut-il les traiter absolument ?

Non, il n’y a pas de risque pour votre santé. Il s’agit surtout d’un problème esthétique. En revanche, si vous attendez pour les traiter, elles risquent de se développer de plus en plus avec le temps et leur traitement risque d’être plus long. Même après traitement, d’autres télangiectasies peuvent apparaître avec le temps, car les patients porteurs de télangiectasies ont en général un terrain prédisposé. Un entretien régulier est donc nécessaire pour garder un résultat esthétique optimal.

Références :

Ameli-santé 2015 : Traitement des varices des jambes